Elon Musk veut connecter le cerveau aux machines

Elon Musk a enfin levé le voile sur les projets de sa mystérieuse société Neuralink. La start-up lancée en 2016 a développé un implant cérébral capable de de relier le cerveau à un ordinateur. Le dispositif a pour objectif de permettre aux personnes paralysées de contrôler leurs machines avec la pensée.

L’implant aurait déjà été testé avec succès sur des rats. Elon Musk également confié qu’un singe avait été capable de contrôler un ordinateur avec son cerveau. Il a également annoncé que les premiers tests sur humains auraient lieu début 2020. Neuralink devra cependant d’abord obtenir des autorisations de la Food and Drugs Administration, l’autorité qui régule les dispositifs médicaux aux USA.

Article sur Tom’s Guide

 

Encore des indices de maladies neuro-dégénératives venant des intestins

La preuve que la maladie de Parkinson peut commencer dans l’intestin est de plus en plus forte, selon de nouvelles recherches montrant que les protéines censées jouer un rôle clé dans la maladie peuvent se propager du système gastro-intestinal au cerveau.

Le corps humain forme naturellement une protéine appelée alpha-synucléine qui se trouve, entre autres, dans le cerveau et dans les terminaisons des cellules nerveuses. Cependant, les formes mal repliées de cette protéine qui s’agglutinent sont liées à des dommages aux cellules nerveuses, à une détérioration du système de dopamine et au développement de problèmes de mouvement et de parole, caractéristiques de la maladie de Parkinson.

Les derniers résultats, qui sont basés sur des études chez la souris, confirment une théorie de longue date : ce qui a anormalement plié l’alpha-synucléine peut commencer dans l’intestin, puis se propager au cerveau par le nerf vague – un faisceau de fibres qui commence dans le tronc cérébral et transporte les signaux à destination et en provenance de nombreux organes du corps, y compris l’intestin.

Article complet en anglais sur le Guardian

 

Un homme qui aide à la maison risque plus le divorce !!!

Au risque de faire jaser dans les chaumières, une étude norvégienne vient d’établir que plus les tâches ménagères étaient réparties équitablement dans un couple, plus les risques de divorce étaient élevés.

Selon l’institut de recherche en sciences sociales Nova, la proportion de divorces parmi les ménages qui partagent les tâches domestiques de manière équitable est environ 50% plus élevée que chez ceux où l’essentiel du travail est accompli par la femme.

« Plus un homme en fait à la maison, plus la proportion de divorces augmente », explique Thomas Hansen, coauteur d’une vaste étude intitulée « L’égalité à la maison ». Pour les chercheurs, il n’y a aucun, ou presque aucun lien de causalité, et cette corrélation est plutôt un signe de la « modernité » des couples.

Article à lire dans Sud Ouest.

 

Les violences sexuelles entre enfants

 

 

Difficiles à quantifier, les violences sexuelles entre très jeunes enfants à l’école inquiètent les parents. Si les enquêtes sont plus nombreuses, les poursuites restent rarissimes.

Car s’il n’existe pas en France d’âge minimum pour engager des poursuites contre un enfant : il faut que son discernement soit retenu par la justice. « Cela suppose que le mineur a eu conscience de commettre une infraction et qu’il ne s’agissait pas d’un jeu sans conscience de la dimension sexuelle », explique Youssef Badr, porte-parole de la Chancellerie.

Un tabou ? En tout cas, au ministère de l’Education nationale, les agressions entre enfants ne sont pas recensées en maternelle et en élémentaire.

Article complet à lire dans « Le Parisien« .

 

 

Les chats connaissent leurs noms – mais s’en fichent !

« Les chats sont tout aussi doués que les chiens pour apprendre — ils ne sont tout simplement pas aussi désireux de montrer à leurs propriétaires ce qu’ils ont appris », déclare John Bradshaw, biologiste à l’Université de Bristol, au Royaume-Uni, qui se spécialise dans les interactions homme-animal.

L’étude a tiré parti d’une technique appelée « habituation-déshabituation », couramment utilisée dans les études sur le comportement animal. Atsuko Saito, biologiste cognitive à l’Université de Tokyo, et ses collègues, ont visité 11 foyers avec des chats de compagnie (Felis catus) et ont demandé au propriétaire de lire une liste de quatre noms à leur animal de compagnie. Ces mots étaient de la même longueur et du même rythme que le nom du chat.

Article complet sur le site « nature« .

Chute des performances en calcul des élèves de CM2 sur 30 ans

Publié par le ministère en mars 2019 :

« En 2017, la reprise d’une enquête initiée en 1987, portant sur le calcul en fin de CM2, permet de comparer les performances des élèves à trente ans d’intervalle. Cette enquête donne des résultats à quatre temps de mesure : 1987, 1999, 2007 et 2017. Entre 1987 et 1999, les performances des élèves avaient fortement baissé. Cette tendance s’était atténuée entre 1999 et 2007. Dix ans plus tard, on assiste à une baisse des performances des élèves moins marquée cependant qu’entre 1987 et 1999. Les écarts restent les mêmes selon l’origine sociale.
Les garçons réussissent mieux que les filles sur toute la période, mais l’écart de performances se réduit en 2017.
La baisse des performances des élèves en retard scolaire, moins nombreux en 2017 qu’en 1987, est plus marquée que celle des élèves « à l’heure ». »

Voir sur le site de l’Educ Nat.

 

Sucre, graisse, bien-être et neuromarketing

 

QUOI

Ouf ! La journée a été dure au boulot. Qu’est-ce qu’il est con Michel ! Les chefs sont bien tous les mêmes, incapables, râleurs et despotiques… Aller, une petite binouze pour faire passer tout ça. Et puis je vais pas m’emmerder à cuisiner non plus : hop, une pizza surgelée au micro-ondes fera très bien l’affaire devant le match de foot à la télé. [Et quelques minutes plus tard, affalé dans le canapé] : « Aaaaah! Qu’est-ce que c’est bon… »

COMMENT

Ca vous rappelle quelque chose ? Normalement, oui. On a tous déjà fait ça : compenser une journée difficile par un repas super-équilibré (lol). Effectivement, de nombreuses études ont montré que l’acte de manger permet de réguler l’équilibre émotionnel. Entre autres, la psychologue Georgina Oliver, de l’Université de Londres, a pu confirmer par l’observation que les personnes ayant particulièrement tendance à compenser leurs émotions négatives par la consommation de nourriture modifiaient non seulement le volume de leurs repas, mais également la nature des aliments qu’ils consommaient. Pour compenser le stress ou la déprime, on a tendance à manger particulièrement gras et sucré. Le nutritionniste Richard Wurtman, du MIT a d’ailleurs trouvé un lien concret, objectif, entre la consommation de sucre et la sensation de bien être qui s’en dégage : la consommation de sucre augmenterait la teneur dans le sang d’un précurseur de la sérotonine (le tryptophane), la sérotonine étant un neurotransmetteur permettant de réguler les émotions.1

POURQUOI

Mais surtout, c’est la psychologie de l’évolution qui permet de comprendre la profondeur de ces mécanismes. En effet, pendant très longtemps (plusieurs centaines de milliers d’années), l’homme était un chasseur-cueilleur, ce qui signifie qu’il n’avait pas de stratégie alimentaire particulière : il se nourrissait de tout ce qui lui passait sous la main. Les baies présentes sur les arbres qui croisaient son chemin, le petit gibier qu’il arrivait à chasser, le poisson qu’il pouvait pêcher ou encore les restes des charognes laissées derrière eux par des animaux situés plus hauts que lui dans la chaîne alimentaire. Si cette période est la plus éloignée de nous dans le temps, elle est surtout de loin la plus longue, la révolution agricole n’ayant eu lieu qu’il y a deux ou trois dizaines de milliers d’années tout au plus (à peine 10000 ans selon Bettinger, Richerson et Boyd dans une étude de 2009) et la révolution industrielle ne datant que de deux siècles. De ce fait, nombre de nos comportements, y compris alimentaires, proviennent de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Or, comme ceux-ci n’avaient pas de stratégie alimentaire, ils avaient systématiquement peur de manquer. D’où deux mécanismes hérités de cette époque : se sentir bien quand on mange du sucre et de la graisse (la consommation d’aliments énergétiques calmait l’une des peurs les plus profondes de l’époque : celle de manquer), et manger du sucre et de la graisse tant qu’il y en a à notre disposition (Yuval Noah Harari dans son livre : « Sapiens, une brève histoire de l’humanité », donne l’exemple suivant : si un chasseur-cueilleur croisait sur sa route un figuier plein de figues, il lui fallait directement s’empiffrer et faire des stocks dans son estomac, car s’il ne mangeait que pour soulager ses besoins immédiats, conservant sagement les autres pour plus tard, celles-ci auraient malheureusement été consommées par d’autres animaux entretemps).

QU’EST-CE QU’ON PEUT EN FAIRE

On comprend maintenant plusieurs choses :

  1. Premièrement, ces réflexes acquis au cours de l’évolution ne sont plus en corrélation avec notre mode de vie actuel : nous ne sommes plus, à notre époque et dans notre région du monde, en manque nutritionnel, et nos peurs concrètes et justifiées ne sont plus les mêmes qu’à l’époque.
  2. De ce fait, nos mécanismes de survie deviennent des mécanismes de compensation et ne répondent plus à nos problèmes réels, que nous ne pouvons donc pas résoudre instinctivement.
  3. Sans surprise, les problèmes de santé, mentale (dépression, insomnies etc.) comme physique (alimentation déséquilibrée avec toutes les maladies que ça implique : diabète, maladies cardiovasculaires etc.), sans compter les problèmes à l’interface des deux (consommation de drogues, d’alcool) sont en croissance constante et prennent des proportions alarmantes dans notre société.
  4. Pour nous vendre leurs produits, en concurrence avec les autres, les industries agro-alimentaires chargent massivement leurs produits de graisse et de sucre, s’adressant à notre cerveau primitif et à nos bas instincts plus qu’à notre néocortex cherchant à répondre à nos problèmes réels.

Tout le monde sait de nos jours qu’il ne faut pas manger trop gras et trop sucré, sous peine de développer diverses maladies. Tout le monde sait également qu’il mange mal. Et tout le monde sait encore que l’industrie cherche généralement à vendre plus qu’à résoudre nos problèmes, et que comme elle se sert de nos problèmes pour nous vendre, elle n’a pas intérêt à ce que ceux-ci soient résolus ! Vous trouverez dans le lien ci-dessous une illustration de ce qu’on nous fait manger, avec notre accord et pour notre plus grande satisfaction, exemple donné avec l’un de nos produits préférés : le nutella2.

Bref, amis chasseurs-cueilleurs 2.0, faites un effort et adaptez-vous aux réels problèmes que vous rencontrez dans votre époque, sinon, la sélection naturelle se chargera de vous !

Pour aller plus loin / Liens utile(s)

Notes

1■ Article Cerveau et psycho

2■ Vidéo youtube : nutella au soleil

 

 

On a peut-être trouvé la cause d’Alzheimer

P. gingivalis may be the main culprit in Alzheimer’s disease A. DOWSETT, PUBLIC HEALTH ENGLAND/SCIENCE PHOTO LIBRARY

Nous avons peut-être enfin trouvé la cause longue et insaisissable de la maladie d’Alzheimer : Porphyromonas gingivalis, la bactérie clé de la gengivite chronique.

C’est mauvais, comme la maladie des gencives affecte environ un tiers de toutes les personnes. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’un médicament qui bloque les principales toxines de P. gingivalis entre dans des essais cliniques majeurs cette année, et les recherches publiées aujourd’hui montrent qu’il pourrait arrêter et même inverser la maladie d’Alzheimer. Il pourrait même y avoir un vaccin.

Article sur newscientist.