A partir de cette année, je tiendrai mes bonnes résolutions !


 

1 an. C’est le temps que met la Terre pour tourner autour du Soleil. Le temps qu’il faut pour que passent les saisons, les douze constellations du zodiaque. Et puis la Terre, avec nous, revient à son point de départ. Presque. Parce que les aléas cosmiques induisent une approximation, la Terre, chaque année, n’entame pas sa nouvelle révolution du même point que l’an passé. Chaque nouveau cycle est différent du précédent. De même, nous aussi, chaque année, reprenons un nouveau départ. De préférence meilleur que le précédent. Avec de nouvelles bonnes résolutions, histoire d’avancer dans la vie.

Les bonnes résolutions sont une projection de ce que l’on voudrait être. De ce fait, elles se trouvent à mi-chemin entre le souhait candide et la démarche proactive. Et si le rêve est indispensable pour nous tirer vers le haut, l’action l’est aussi, sous peine de revivre chaque année le même cycle solaire. Mais, la paresse humaine aidant, le souhait l’emporte (trop) souvent sur l’action. Avoir de bonnes résolutions, c’est à la portée de tous, mais les tenir, c’est une autre affaire ! En effet, on voudrait tous changer radicalement de vie, chaque année. Et systématiquement, le changement important tant attendu ne se produit pas, faute de stratégie mise en place et de discipline pour mener le plan à son terme.

Le truc que je vous propose, pour réussir à tenir vos bonnes résolutions de l’année, c’est de TRICHER ! Tricher contre ses attentes trop importantes et donc paralysantes, mais sans les renier et se rabattre sur des petites résolutions sans envergure. Tricher contre sa paresse qui dit d’attendre qu’un évènement survienne parce qu’on est incapable d’accomplir nous-mêmes un changement aussi important que celui qu’on attend dans notre vie, mais sans minimiser nos attentes envers la vie. Le truc que je vous propose pour être dans l’action plutôt que dans l’attente, c’est de ne pas de prendre de bonnes résolutions sur l’année à venir, mais d’en prendre… pour les deux ans qui viennent !

Commencez par identifier le changement que vous souhaitez voir survenir dans votre vie, et dans deux ans. Puis faites l’effort de trouver un objectif intermédiaire à accomplir pendant l’année en cours, un objectif intermédiaire qui ne va pas tout révolutionner, mais qui va vous rapprocher de l’état dans lequel vous souhaitez vous trouver à terme.

Les avantages psychologiques à procéder ainsi sont multiples. Déjà, définir un objectif intermédiaire, ça force à réfléchir à ce qu’il y a à changer avant de se lancer tête baissée dans le changement. Ça force à définir une méthodologie pour atteindre son objectif final. Et prévoir, c’est le début de l’action, ça met déjà le processus d’accomplissement en route : ce n’est pas plus tard qu’on va être différent, c’est maintenant qu’on commence à changer. Et pour changer d’état, il faut… changer soi-même. Et changer soi-même, effectivement, c’est pénible. Or si on ne fait pas l’effort d’y réfléchir, l’effort d’accepter que changer, c’est travailler sur soi, on n’a aucune chance d’y arriver. Et valider une bonne résolution sur deux ans vous force à accepter cet état de fait.

Ensuite, il y a un deuxième truc qui vous projette dans l’action, c’est que l’objectif intermédiaire ne vous fait pas particulièrement envie en tant que tel : de ce fait, le travail à accomplir pour l’atteindre sera justement conçu comme tel : fini les châteaux dans le ciel, fini la perte de temps passé à rêvasser à « qu’est-ce que la vie sera bien quand on aura atteint notre objectif… ». Définir un objectif intermédiaire à atteindre, c’est aussi une manière de réfléchir en termes de « mouvement » plutôt qu’en terme d' »état » : on n’est plus dans le « là tout de suite, la vie est vraiment morose… qu’est-ce que je suis nul… » et le « ça va être tellement super quand j’aurai mené ma bonne résolution à bien ! ». On n’est plus dans le changement d’état magique, on est dans la transformation du présent pour construire l’avenir. Et c’est comme ça que les choses marchent.

Enfin, au-delà des astuces psychologiques, l’objectif intermédiaire, c’est aussi une aide réelle, c’est un peu comme rajouter une marche entre deux étages : ça vous permet d’utiliser vos jambes pour vous pousser vers le haut, pas seulement vos bras pour vous tirer. L’objectif intermédiaire est plus facile à atteindre que l’objectif final, donc on n’a moins peur d’y aller, on est moins tenté de dire « plus tard ». Et puis, une fois qu’on l’a atteint, comme on a déjà investi du temps et de l’énergie dans le changement, on est plus motivé pour terminer le travail l’année suivante ensuite !

Bon, à ce stade, j’en entend déjà certains, au fond de la salle, qui se mettent à discuter avec leur voisin : « Ouais, bon, c’est cool, tout ça, mais il n’est pas pressé le mec ! Deux ans, t’imagines un peu ? Quand tous les autres prennent leurs bonnes résolutions en une seule année ? Il vaut mieux se motiver un bon coup et puis y aller, non ? » Et l’autre, conciliant tout le monde, de répondre : « C’est quand même pas bête, cette histoire. Mais pourquoi ne pas se forcer à atteindre son objectif intermédiaire ET son objectif final sur une seule année ? »

Eh bien, s’ils avaient posé leur question tout haut, je leur aurai répondu : « Il vaut mieux avancer deux fois plus lentement et sûrement que pas du tout en prenant de bonnes résolutions à l’année et qu’on ne tiendra pas… Et puis, deux ans, ça vous paraît long ? Soyons sérieux, sur les 20 ou 30 dernières années, combien de bonnes résolutions à l’année avez-vous réellement tenu ? Est-ce que ça ne vaut pas le coup de tenter un shot avec cette méthode, au risque de perdre une année de plus ? Oui, deux ans, c’est long. Mais du coup, ça vous responsabilise aussi : déjà dans les objectifs que vous vous fixez, et puis aussi dans leur réalisation. Imaginez tout le temps de vie perdu si vous avez couru après des objectifs inutiles ou si vous ne les avez finalement pas atteints au bout de deux ans ? Le problème de fixer son objectif final la même année que l’objectif intermédiaire, c’est que ça annule une partie du hack psychologique. On reste focalisé tout du long sur l’objectif final, au lieu de se concentrer sur l’objectif intermédiaire… Dans la méthode proposée, la bonne résolution de l’année, c’est de commencer à changer. Avoir accompli le changement, c’est la bonne résolution de l’année suivante. »

Et puis, si vous êtes vraiment pressé, rien ne vous empêche de vous fixer deux fois plus de bonnes résolutions sur deux ans (donc deux objectifs intermédiaires), que vous ne vous en seriez fixé sur une seule année… Mais bon, là aussi, il y a une limite psychologique : après avoir atteint l’objectif intermédiaire de la première résolution, vous aurez tendance à vous dire : « Ça y est, j’ai fait le job. » Et donc d’oublier un peu les autres… Il n’y a pas de magie : changer beaucoup demande beaucoup d’effort. Mais au final, mieux vaut changer un peu que pas du tout. Pour vous aider à passer à l’action, vous avez plein de ressources en lignes comme des hacks anti-procrastination ou faire un tableau d’objectifs par petits pas.

Le dernier point que je voulais évoquer avec vous au sujet de cette méthode, c’est qu’on pourrait penser qu’elle s’applique plus facilement pour certains objectifs que pour d’autres. C’est applicable par exemple si l’on souhaite réussir à faire du jogging, en se fixant comme objectif la première année, de marcher de plus en plus loin progressivement, et l’année suivante, de courir. Ça semble plus compliqué si l’on souhaite par contre faire un saut en parachute. En fait, il y a toujours moyen de découper la difficulté, fût-ce de manière symbolique. Par exemple, on pourra dans le cas du parachute commencer par s’inscrire à un cours d’escalade et aller faire des montagnes russes dans des parcs d’attraction la première année, pour s’habituer au vide et à la chute, puis prendre les coordonnées et réserver son saut en parachute au début de l’année suivante.

 

 

Vous avez maintenant de quoi élaborer votre stratégie pour faire face à l’avenir. L’équipe de NeuroHack-Learning vous souhaite une excellente année 2018. Qu’elle voit vos rêves commencer à se réaliser !

Cet article participe à l’évènement « Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions » du blog Devenez Meilleur. Alors, s’il vous a inspiré, pensez à faire juste un clic ici, ce qui compte un vote pour lui !

 
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Tell people !

Des maths ultra rapides

On est toujours très pris par la finalisation de notre plateforme de formation en ligne (voir ici), donc peu d’articles en ce moment…

Mais comme j’ai vu passer pas mal d’astuces de calcul mental et/ou rapide ces derniers temps, je vous en propose une assez dingue pour multiplier très rapidement des nombres à quatre chiffres ou plus… en vidéo !

Et pour ceux qui veulent des raccourcis similaires pour les calculs de la vie courante, on a trouvé ceci.

 

Tell people !

La motivation au-delà des limites


Si vous souhaitez que notre robot lise cet article pour vous, cliquez sur le triangle play :

 

 

« Nick » (Nicholas James) Vujicic est né sans bras ni jambes en 1982 à Melbourne (il a cependant deux pieds, dont un avec deux orteils). Il est le directeur de Life Without Limbs2, un organisme à but non lucratif chrétien dédié aux personnes vivant avec un handicap. Il est notamment sollicité par les établissements scolaires américains pour intervenir dans des campagnes de prise de conscience sur la tyrannie du regard des autres et la persécution de certains enfants envers leurs camarades1.

Ce qui frappe chez Nick, c’est son énergie et sa joie de vivre… et c’est juste HALLUCINANT ! Lorsqu’on sait qu’il a failli se suicider à 8 ans et qu’il inspire maintenant beaucoup de monde, ça donne déjà la patate !

Imaginez-vous un peu comme la vie peut être compliquée quand on n’a pas ses membres. Tout devient un challenge ! Nick a dû apprendre à se brosser les dents avec ses pieds ! Et aussi à taper au clavier malgré son handicap… Il est par ailleurs diplômé en comptabilité et planification financière. Bref, c’est un homme qui non seulement a su s’insérer dans la société malgré son énorme handicap, mais qui en plus contribue à l’améliorer via l’association qu’il a fondée !

Avec son association, il parcourt le monde pour donner des conférences, notamment au Havre (France) en 20173 dans lesquelles il raconte sa vie, ses questionnements, ses doutes et ses espoirs, et ce qui lui a permis d’avancer, de ne pas perdre courage dans les épreuves qu’il a traversées. Entre autres, il explique que ses parents lui ont toujours appris à être reconnaissant « pour ce que la vie lui avait donné ». Il explique aussi que c’est de voir un article de journal montrant un homme faisant face à un handicap sévère qu’il a perçu que d’autres que lui avaient des difficultés dans la vie1. Enfin, il raconte qu’il s’est rendu compte que les autres aussi étaient attentifs à ses efforts et qu’il était de fait une source d’inspiration, de motivation pour eux1.

Nick avec sa femme et son fils

Nick a aussi une page facebook, qui lui permet de relayer le travail qu’il fournit avec son association4. Il est l’auteur de plusieurs livres (ci-dessous).

Nous terminerons par relayer le message principal de Nick : dites-vous que s’il a été capable de surmonter son handicap au point d’en faire un atout et de connaître un destin exceptionnel, vous êtes capables vous-mêmes d’affronter les épreuves que la vie vous envoie !

Pour aller plus loin / Lien(s) utile(s)

Notes

1■ Article Wikipédia sur Nick Vujicic

2■ Site web de l’association de Nick Vujicic

3■ Vidéo de la conférence de Nick Vujici au Havre le 14 juillet 2017

4■ La page facebook de Nick Vujicic

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