Google connaît mieux ta langue que toi !

 

 

Google a annoncé cet été à la conférence Google Cloud Next ’18 une mise à jour intéressante sur Google Docs : désormais vous disposerez d’un correcteur, non seulement orthographique, mais aussi grammatical !1

Le fonctionnement est simple : quand une possible faute de grammaire est détectée, la portion de phrase est surlignée en bleue. Par clic droit, on peut alors accepter l’une des propositions qui s’affichent, ou les refuser toutes. On peut aussi, après avoir rédigé un texte, corriger toutes les fautes via le menu « Outils ».2

Il faut bien comprendre que, si le résultat est à la hauteur des attentes, il s’agira d’une avancée importante dans le cadre du traitement automatique des langues. En effet, construire un correcteur orthographique n’est en soi pas très compliqué : il suffit de disposer d’un dictionnaire pour ça. Si le programme sait dans quelle langue vous écrivez (les ordinateurs arrivent à détecter la langue dominante d’un document à partir des premiers mots écrits), il charge le dictionnaire correspondant et compare tous les mots à ce dictionnaire pour savoir si ce que vous écrivez est correct ou non. Bon, OK, en pratique, c’est un peu plus complexe : il faut s’intéresser aux règles formelles d’accord, mais comme ces règles sont formelles, les ordis s’y retrouvent plutôt bien de nos jours, comme on peut le constater en utilisant n’importe quelle suite bureautique.

Mais là, ça va plus loin : la détection des fautes de structures de phrases nécessite une bonne compréhension de la langue de la part de la machine. C’est d’ailleurs pour ça que Grammar Suggestions utilisera le machine learning pour progresser, et qu’il est actuellement en phase d’apprentissage. Vous pouvez d’ailleurs vous porter volontaire pour entraîner le programme en faisant une demande à Google et en utilisant une version bêta sur Google Docs.3

Eh oui, quand Grammar Suggestions aura un peu grandi, il écrira mieux que nous. Ce qui laisse tout de même songeur…

Look further / Useful link(s)

Notes

1■ Journal du geek, « Google Docs se dote d’un correcteur grammatical basé sur l’intelligence artificielle« , 25/07/18.

2■ Article du blog G Suite Updates de Google, « New grammar suggestions in Google Docs launching to Early Adopter Program », 24/07/18.

3■ Participer aux tests

 

 

 

 

 

 

Tell people !

De la testostérone dans vos dépenses !

Les résultats d’une étude1 menée par Gideon Nave, professeur à la Wharton School de l’Université de Pennsylvanie, ont montré que le taux de testostérone influait sur les achats des hommes2.

L’hypothèse de départ, confirmée par les résultats de l’étude, c’est que le mâle qui sommeille en nous cherche d’une part à attirer l’œil des femelles alentours (un peu comme l’oiseau qui revêt son plus beau plumage pour se faire repérer par l’oiselle) et d’autre part à décourager ses concurrents potentiels, c’est-à-dire les autres mâles qui circulent dans le même secteur… Vous savez, un peu comme les chiens qui lèvent la patte pour uriner le plus haut possible, histoire de faire croire aux autres qu’ils sont très grand et donc très costaud !

 

Eh bien, l’idée, c’est que chez l’homme, la marque des produits qu’il arbore joue un peu ce rôle.

L’idée de l’étude est assez directe : des produits de même qualité mais de marques au prestige différent ont été proposé à un groupe de 243 hommes âgés de 18 à 55 ans, la moitié ayant préalablement reçu une dose de testostérone, l’autre une dose de placebo. Et, devinez quoi, les hommes qui ont pris une dose de testostérone ont été plus sensibles à la marque que les autres !

Bon, ensuite, l’expérience est bien sûr plus fine que ça (le niveau de prestige de la marque a été évalué en amont de l’expérience par un sondage, on a contrôlé la salive des participants pour voir si d’autres hormones n’influaient pas sur les tests, on leur a interdit d’avoir un contact avec une femme juste avant l’examen etc.).

C’est quand même un résultat remarquable, non ? En tout cas, il nous aide à mieux comprendre les pubs pour les parfums ou les voitures qui, plutôt que de nous parler du produit, préfèrent nous faire voir des images qui font monter notre taux de testostérone dans le sang !

Aller plus loin

Notes

1■ Article n°2433 paru dans Nature Communications, n°9, « Single-dose testosterone administration increases men’s preference for status goods« , publié le 3 juillet 2018

2■ Article Stratégies, « Testostérone rimerait avec achat premium » du 04/07/2018

 

Tell people !