L’intoxic@tion numérique de vos enfants

Valérie Chenard

Le blog de Liliane Held-Khawam

L’addiction des enfants aux écrans vient d’être dévoilée dans l’opinion publique timidement par les médias. Le succès (+ de 265 000 vues) d’une vidéo amateur du Dr Ducanda et du Dr Terrasse en PMI (protection Maternelle Infantile) dévoile « l’ épidémie silencieuse » de troubles importants et de nouvelles maladies sont diagnostiquées chez les jeunes enfants surexposés aux écrans : « retards de développement intellectuels et moteurs, troubles de l’attention, agitation, agressivité, syndromes d’allure autistique pouvant parfois être confondus avec d’authentiques cas d’autisme» ou  de troubles bipolaires. L’émission d’Elise Lucet (« Envoyé spécial » le 18 janvier 2018 France 2) s’en est fait le relai complété par une enquête menée aux USA.

Lire l’article ici.

 

Tell people !

On EST ce qu’on MANGE !


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QUOI

De nos jours, la science vérifie de plus en plus ce vieil adage. En effet, on commence à se rendre compte de l’influence énorme qu’a notre alimentation sur notre santé physique et mentale, sur nos émotions et notre mode de pensée.

 

POURQUOI

Pourquoi ? Et bien déjà, parce que la nourriture que nous ingurgitons passe au contact de notre système digestif, qui est une sorte de… deuxième cerveau. Ça fait bizarre, dit comme ça, mais c’est pourtant bien de ça dont il s’agit : non seulement il contient des neurones, mais il en contient rien de moins que 100 milliards1 ! Connectés entre eux et aussi avec le cerveau, celui qui se trouve dans la tête, via le nerf vague. Nerf dont 80-90% des fibres sont à sens unique, du ventre (notamment l’intestin grêle, autour duquel il est enroulé, et qui a lui seul comptabilise plus de 100 millions de neurones) vers le cerveau2. En clair, c’est notre système digestif qui dit à notre cerveau comment se comporter, et non l’inverse !

On réalise donc bien que ce qu’on mange influe sur notre système digestif, et donc sur notre cerveau : nos émotions, nos réflexions, etc.

De plus, notre alimentation a également un effet direct sur notre flore intestinale, ces 100 000 milliards de petites bactéries2 qui se développent dans notre système digestif. Or cette flore intestinale, qui a un effet très important sur notre corps, dépend bien entendu de notre alimentation. De sa composition peuvent découler risques cardiovasculaires4, anxiété et dépression2, autisme4, obésité4, maladies neurologiques (comme la maladie de Parkinson5), diabète4, cancer4, ainsi que des dérèglements de nos systèmes hormonal et immunitaire2.

COMMENT

En effet, de nombreuses expériences ont mis en lumière ces mécanismes. Parmi elles, on peut citer les suivantes :

  1. Une équipe de chercheurs menés par Mark Kahn, de l’université de Pennsylvanie, a montré que le risque de développer des cavernomes (malformations vasculaires débouchant sur des risques d’hémorragies cérébrales) dépendait de la flore intestinale d’un individu. Pour arriver à ce résultat, ils ont identifié certaines bactéries de la flore intestinale de souris libérant une toxine susceptible de passer dans l’organisme et de générer des cavernomes. En empêchant la fixation de cette toxine dans le corps des souris, ils ont réussi à réduire de 90% la formation de cavernomes dans la population de souris étudiée, prouvant par là le lien direct entre flore intestinale et apparition de cavernomes.3
  2. Des chercheurs ont montré le lien entre flore intestinale et maladie de Parkinson en transplantant la flore intestinale de souris malades dans des souris saines, ce qui a fait apparaître chez ces dernières des symptômes de la maladie. En revanche, en isolant des souris malades dans un milieu stérile ou en les traitant aux antibiotiques (et en éliminant ainsi leur flore intestinale), les chercheurs ont réussi à réduire chez elles l’intensité des symptômes de la maladie.5
  3. Une équipe de chercheurs menée par Floris Fransen a identifié que la flore intestinale des individus jeunes différait de celle des individus vieux. Et en transférant le microbiote intestinal d’individus vieux dans des individus jeunes, et vice versa, ils ont réussi dans un cas à générer des troubles chez le cobaye, et à limiter les symptômes dans l’autre.4
  4. Le Professeur P. Holzer, neuro-gastro-entérologue du CHU de Graz, a pu observer, lors d’études épidémiologiques de grande ampleur menées sur des volontaires, que la nourriture a un effet sur l’humeur des gens, selon qu’ils mangent sainement ou non.3

ON PEUT EN FAIRE QUOI

Ces découvertes sont une vraie révolution : elles permettent effectivement d’envisager à terme de traiter bon nombre de maladies complexes simplement en modifiant la flore intestinale du malade, à l’aide par exemple de probiotiques.

Mais bon, comme mieux vaut prévenir que guérir, faites attention à ce que vous mangez !

Pour aller plus loin / Lien(s) utile(s)

Notes

1■ Documentaire « Les super-pouvoirs de l’intestin » de Juliette Démas, diffusé sur France 5

2■ Article « Intestin grêle – le cerveau de notre cerveau »

3■ Article « Quand l’intestin agit sur le cerveau », magazine La Recherche Juillet-Août 2017

4■ Article « Un lien a été trouvé entre l’état de la flore intestinale et plusieurs maladies liées à l’âge », Medical Xpress, 2 novembre 2017

5■ Article « La maladie de Parkinson commence bien dans les intestins », magazine Science & Vie de février 2017

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Tell people !

Des berceuses aux chants militaires (Part 2)


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Salut les Neurohackers ! Nous avons vu précédemment une belle intro sur les pouvoirs de la musique. Voici la suite des applications !

Les applications sociales sont infinies : on retrouve bien sûr la musique dans les religions, où des textes doivent être retenus précisément, et où les rites font appels au « magique ». On sait d’ailleurs désormais que ce phénomène était déjà présent chez les hommes de Cro-Magnon ! Ils préféraient les cavernes ayant les meilleures propriétés acoustiques et on en a retrouvé dans la grotte du Portel (Ariège), un témoignage saisissant : deux points rouges ont été dessinés sur le plafond, et en se positionnant entre les deux, si l’on parle, l’écho de la grotte renvoie la voix de l’homme « transformée », « caverneuse », « comme si l’on communiquait avec l’esprit de la grotte » d’après la suggestion de Michel Dauvois.1 Les sons et en particulier la parole ont donc toujours été associés au divin.

 

On comprend encore l’intérêt de la fanfare militaire : elle génère une bulle de protection sonore, empêchant les sons de l’ennemi d’atteindre la troupe, et lui donnant donc confiance en elle ! De plus, quand on chante avec les autres, il y a une forme de « dissolution du sujet » dans la masse : il est acteur de son paysage sonore, mais ne distingue pas sa voix de celle des autres, s’il chante en rythme et juste. Et si c’est le cas, l’impression de puissance est d’ailleurs décuplée (phénomène physique de résonnance). On comprend donc qu’on peut générer un esprit de corps solide par ce moyen.

La notion de « paysage sonore » évoquée ci-dessus a été créée par Pierre Schaeffer (pionnier de la musique électronique). Elle permet de jeter un pont entre son et musique, par le biais de « l’ambiance sonore ». Si on a vu que la psychologie de l’homme est modelée par le son, on comprend que son environnement sonore le définit partiellement… C’est pourquoi la discipline de « l’archéologie sonore » se développe actuellement, essayant de comprendre, puis de reproduire les ambiances sonores du passé, et tentant ainsi d’obtenir des renseignements sur les hommes qui nous ont précédés. Mais on perçoit ici aussi le mal-être de notre société avec toute la problématique de la pollution sonore…1

Quand on voit tout ce que le son engendre en l’homme, on peut finalement se poser la question : le son est-il essentiel ? Eh bien, en fait, on constate que c’est quand même assez important pour se construire : on a vu dans la première partie de l’article (lien html) que le son relie l’individu au monde qui l’entoure, efface la barrière qui le sépare de celui-ci. Or sans surprise, on sait de nos jours, conséquence directe de cet état de fait, que la surdité a des conséquences sur le développement des capacités psychomotrices des enfants.2 Dans le même ordre d’idée, on notera encore l’usage de « l’oreille interne » dans la représentation de la posture verticale chez l’individu.

Et finalement, intéressant aussi : les laboratoires d’Orfield, à Minneapolis, ont créé, principalement pour la NASA, une « chambre sourde ». Ce lieu, dit « anéchoïque » (sans écho), absorbe 99,9% des sons. Et on s’aperçoit que rester plus de 45 minutes dans une telle chambre rend fou, car elle rompt l’équilibre entre les bruits corporels et les bruits extérieurs : l’homme n’est pas fait pour n’entendre que les battements de son propre cœur !3 il n’est pas seul dans l’univers, et entretient un lien intime avec le monde extérieur, un lien sonore.

C’est sur ces mots que s’achève cette deuxième partie d’article. Mais comme on dit toujours : jamais deux sans trois ! La suite et la fin au prochaine épisode.

Pour aller plus loin / Lien(s) utile(s)

♦ Livre « Musique, langage, émotion : Approche neuro-cognitive« , Régine Kolinsky, José Morais. Ed Broché, 17 mai 2010.

Notes

1■ Article « A la recherche des sons perdus » de 01net, 02/08/2017

2■ Site du Service de Soutien à l’Education Familiale et à la Scolarisation des Pupilles de l’Enseignement Public du Vaucluse

3■ Article sur les chambres sourdes

 
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Tell people !

Vive le sommeil !

 

 

J’ai lu récemment un article sur le manque de sommeil et ses conséquences. Et il se trouve que c’est beaucoup plus dévastateur que je ne le pensais !

L’article est tiré du journal The Guardian et consiste en une interview de Matthew Walker, neuroscientifique et directeur du « Center for Human Sleep Science » à l’Université Berkeley.

Si vous dormez moins de sept heures par jour (on recommande huit heures de sommeil quotidien), vous souffrez de manque de sommeil, ce qui augmente votre risque de développer un cancer, une crise cardiaque, une maladie d’Alzheimer, ou encore de faire du diabète, de l’obésité, et diminue votre santé mentale. En fait, les recherches de Matthew Walker montrent que « il n’y a aucun aspect de notre vie qui ne soit pas impacté par le manque de sommeil ». Il apparaît, entre autres, qu’il existe des relations entre le manque de sommeil et le développement de certains sous-types de démence, qu’après une seule nuit passée à dormir seulement quatre ou cinq heures. Le lendemain, notre production quotidienne de lymphocytes T (éléments clefs de notre système immunitaire et chargés de détruire les cellules cancéreuses ainsi que les agents externes toxiques), chute de 70% ! D’autres effets du manque de sommeil sont le manque de créativité, puisque le sommeil profond (état dans lequel on rêve) est en lien direct avec cette capacité, et, le sommeil nous aidant à surmonter les chocs psychologiques (on est mieux disposé le lendemain envers ce qui s’est passé la veille, grâce au sommeil), le manque de sommeil nous rend psychologiquement vulnérable.

Malheureusement, d’après Matthew Walker, « Nous sommes au milieu d’une « épidémie catastrophique de manque de sommeil », dont les conséquences sont bien plus graves que ce que l’on peut imaginer. » Il a beaucoup réfléchi sur ce sujet, et ses observations l’ont amené à comprendre que le manque de sommeil est dû à notre environnement et à la philosophie de notre civilisation. En 1942, seulement 8 % de la population essayait de vivre avec six heures de sommeil par nuit ou moins, quand, en 2017, la moitié de la population agit de cette manière. Les causes sont la pollution lumineuse, qui dégrade dramatiquement la qualité du sommeil, le fait que nous ne souhaitions pas passer moins de temps au travail ou en famille et avec nos amis, qu’on a peur d’être pris pour des fainéants si l’on avoue que l’on est fatigué et qu’on a besoin d’aller se coucher, et que les gens sont de nos jours plus isolés, dépressifs, qu’ils boivent plus d’alcool et de caféine que dans le passé. Selon Walker, « Les hommes sont la seule espèce qui se prive délibérément de sommeil sans raison apparente ». Et comme personne, d’après ses recherches, ne peut survivre avec seulement cinq heures de sommeil par nuit sans générer de déficience personnelle (ou un adulte ne dormant que 6h45min par nuit ne pourra pas vivre au-delà de 60 ans sans intervention chirurgicale), logiquement, on observe que le manque de sommeil coûte au Royaume-Uni 30 millions £ par an, soit 2 % de son PIB.

Les conseils de Matthew Walker pour bien dormir :
– se coucher et se lever tous les jours à la même heure (mettre une alarme 30min avant de se coucher pour ne pas laisser passer l’heure !)
– dormir dans une pièce bien sombre
– ne pas avoir de smartphone ou d’ordi dans la chambre dans laquelle on se couche
– résister aux injonctions de la société de dormir moins (il a noté deux exemples plutôt significatifs : Ronald Reagan, comme Margaret Thatcher, se sont ouvertement vantés de n’avoir besoin que de peu de sommeil ; ils ont tous les deux développé une maladie d’Alzheimer).
Aller, faites de beaux rêves !

Aller plus loin…

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Revenir d’un état végétatif à un état de conscience bientôt possible ?

 

Un patient en état végétatif depuis une quinzaine d’années a été ramené à un état de conscience minimal au moyen d’une stimulation cérébrale par une équipe de chercheurs français…

Le patient est passé d’un état végétatif à un « état de conscience minimal », sur la base d’examens d’imagerie cérébrale qui ont montré des améliorations dans les zones du cerveau impliquées dans le mouvement, la sensation et la conscience. « Il y a quelques années, une étude portant sur la stimulation cérébrale avait donné des résultats similaires, se souvient le Pr Philippe Damier, neurologue au CHU de Nantes et auteur de Neuroleadership * (éd. Odile Jacob), à paraître ce mercredi. Mais le mode de stimulation utilisé, alors sur le thalamus, était beaucoup plus invasif. Ici, la technique de stimulation du nerf vague est techniquement plus simple et montre sa capacité à créer un certain degré d’éveil chez le patient. »

Mais l’état végétatif, qu’est-ce au juste ? Coma, état végétatif, mort cérébrale : ces états peuvent sembler similaires mais sont bien différents les uns des autres. « Le coma profond est un trouble de la conscience, indique le Pr Damier. Dans ce cas, le patient ne va pas réagir aux sollicitations verbales ou douloureuses. Selon la cause, il va y avoir une certaine préservation des centres vitaux du patient qui, s’il ne répond pas aux sollicitations, conserve ses fonctions vitales (son cœur bat et il respire spontanément) : il est alors en état végétatif, expose le neurologue. L’état de conscience minimal est le stade au-dessus : le patient réagit à certains stimuli, il peut suivre un objet du regard, ou être ému par une chanson ou une voix familière. »


Article complet : 20min

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Des berceuses aux chants militaires – Les grands pouvoirs de la musique

QUOI

Une petite musique pour bien dormir ? Un petit chant entraînant pour se donner du cœur au ventre ? Psalmodier un texte pour mieux le retenir ? Ca marche !

 

La musique influe sur un certain nombre de facteurs cérébraux et, de ce fait, joue un rôle important dans l’apprentissage, les relations humaines, la perception du monde et la mémorisation.

POURQUOI

La lumière a de tout temps été associée à la vérité (d’où des expressions comme « faire la lumière sur », ou « le siècle des Lumières » qui désigne la première tentative humaine d’envergure de connaissance rationnelle du monde).

 

Et, pour les mêmes raisons, le sens de la vue est associé au savoir : on comprend instantanément d’où provient l’image que l’on a devant soi, et si un obstacle nous empêche de voir quelque chose, on visualise au moins l’obstacle : on sait que quelque chose peut se cacher derrière.

A l’inverse, l’ouïe a un caractère un peu magique : le son se développe dans l’espace, indépendamment des barrières physiques qu’il peut rencontrer. S’il est facile de masquer une image, il est plus difficile d’étouffer un son. Et, dans l’autre sens, il est souvent difficile de déterminer l’origine d’un son que l’on perçoit. Et encore, si l’on peut fermer les yeux, on ne peut fermer ses oreilles. De ce fait, le sens de l’ouïe efface la barrière entre l’individu et le monde qui l’entoure. Les sons l’atteignent directement et modifient sa personne, sa structure psychologique profonde. Ils nous mettent en rapport avec l’Inconnu. De ce fait, la musique joue un rôle très important sur le fonctionnement du cerveau et dans le développement humain.

COMMENT

La mémorisation musicale utilise des zones du cerveau différentes de la mémorisation linguistique. Elle utilise principalement deux types de mémoires distincts : la mémoire sémantique, qui permet d’identifier un air ou de le siffler, et la mémoire épisodique, qui permet de le remettre dans le contexte dans lequel on l’a déjà entendu, de faire revenir les événements et les émotions qu’on associe à cet air musical ou à ce son.1

On sait de plus que l’ouïe se développe très précocement, déjà dans le ventre de la mère : le bébé entend alors fonctionner le système physiologique de son hôte. On voit donc que le système auditif est plus primitif que le système visuel et que, comme dit plus haut, il est associé à une phase de développement où le sujet n’est pas encore « individué ». Et comme la mémoire du son est toujours contextualisée, écouter des sons passés nous « remet dans le contexte de l’époque » et nous fait revivre les émotions du passé. Dit autrement : on peut « fixer » des émotions sur une musique ! 1

ON PEUT EN FAIRE QUOI

Quoi ? Beaucoup de chose, bien sûr, avec un outil pareil !

On peut par exemple l’utiliser pour mieux mémoriser un texte en le mettant en chanson (« Et c’est tellement, plus mignon, de se faire traiter de con, en chanson ! »).

 

La mémoire sémantique nous fait connaître l’air, donc la note qui va venir, et la mémoire épisodique va nous rappeler le mot qui doit venir avec la prochaine note. C’est d’ailleurs pour ça qu’il existe autant de musiques populaires : la musique est un vecteur culturel d’une incroyable qualité.

Mais on peut aussi aider son bébé à s’endormir en lui chantant une berceuse : très vite, il l’associera à la présence de sa mère : son odeur, son contact, sa voix, la tétée… Et le simple chant le replongera à l’avenir dans cette ambiance confortable. Elle a d’ailleurs le pouvoir de calmer aussi le parent qui la chante en le renvoyant dans sa propre enfance ! C’est d’ailleurs sûrement pour cela que certaines berceuses ont traversé les âges, de génération en génération… Et elle est si puissante qu’un programme de musicothérapie, axé sur les berceuses, a été développé au Canada pour sécuriser les enfants présentant un trouble de l’attachement. 1

Les applications sociales sont ensuite infinies : à lire dans notre prochain article !

 

Pour aller plus loin / Lien(s) utile(s)



Notes

1■ Article musique et cerveau, mai 2017

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Electrosensibilité, antennes et smartphones

 

 

Sujet controversé : d’un côté certains se plaignent de ressentir des effets néfastes sur leur corps, de l’autre les labos disent que les ondes n’y sont pour rien. Je suis tombé coup sur coup sur deux articles qui montrent une petite évolution, ça méritait bien d’être partagé.

Une double-page du magazine « Science & Vie » de juillet 2017 mentionne une chercheuse de l’Université de Picardie qui annonce : « Nos travaux menés sur des rats montrent qu’ils perçoivent bien les ondes émises par les antennes relais. Cela pourrait induire des troubles psychosomatiques ». J’aime bien à la fin de l’article la phrase « Cette étude est très intéressante, commente un grand expert dans ce domaine, qui souhaite rester anonyme. ». On voit là la liberté de parole censée ne pas être un problème ! D’autres études sont planifiées, notamment à Amiens.

Peu avant, j’avais lu l’article de « 01net » du 21 juin 2017 sur certains smartphones : « Ces mobiles, ainsi qu’une quarantaine d’autres, commercialisés entre 2012 et 2016, peuvent rayonner de manière importante lorsqu’ils sont placés sur le thorax. Au point qu’ils pourraient être interdits à la vente s’ils étaient mis sur Ie marche aujourd’hui. ». En effet l’Agence Nationale des Fréquences a changé la norme : depuis avril 2016, les mesures doivent être effectuées à 5 millimètres au maximum du corps (ce qui peut modifier de 50% la valeur de la mesure !).

Aller plus loin

 

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L’oubli indispensable au bon fonctionnement du cerveau

De Marie-Céline Jacquier, à voir sur Futura Sciences

L’oubli est un élément essentiel à l’intelligence humaine car il permet de se concentrer sur ce qui est important. Une mémoire efficace ne se conçoit pas comme une accumulation de données : la conservation d’informations trop précises peut en effet s’avérer contre-productive.

C’est ce que rappellent deux chercheurs de l’université de Toronto dans un nouvel article paru dans Neuron, où ils dressent un parallèle entre la mémoire humaine et la mémoire artificielle. […] D’après les auteurs, l’objectif de la mémoire n’est pas de transmettre l’information la plus fidèle, mais plutôt d’optimiser la prise de décision en ne conservant que celles de valeur. […] L’oubli permet de s’adapter à de nouvelles situations en laissant de côté des informations datées et trompeuses qui ne sont pas forcément utiles dans un environnement qui a changé.

 

 

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Votre environnement vous rend stupide


 

QUOI

Bonjour, bonjour ! J’ai plein de produits différents à vous proposer aujourd’hui : des produits cosmétiques, de la peinture, des boîtes de conserve, des meubles, des jouets en plastique… Et le point commun entre tous ces objets, c’est…? Qu’ils contiennent des perturbateurs endocriniens1.

POURQUOI

Les perturbateurs endocriniens, présents massivement dans notre environnement immédiat, ont non seulement un effet sur notre santé physique, mais aussi sur notre santé mentale. Et sur la société.

On a tous déjà entendu ce terme, on sait tous que ces produits sont nocifs pour l’homme, que l’homme les synthétise en grande quantité et qu’ils sont en conséquence présents en grande quantité dans notre environnement. Mais on entend moins souvent parler des conséquences sanitaires désastreuses, à l’échelle sociétale, de cet état de fait. Bien qu’il ne soit pas nécessaire d’être génial pour comprendre que des produits toxiques présents en grande concentration dans l’environnement de tout un chacun aient une influence sur la santé globale de la population, on a quand même tendance à se dire que la maladie est un cas particulier, à l’échelle de l’individu, que c’est un accident. Ceci pour la simple raison qu’il en a toujours été ainsi dans la nature ! On a du mal à réaliser que la maladie puisse devenir la norme. Et pourtant, dans un tel contexte : comment pourrait-il en être autrement ?

J’ai récemment lu un article2 dont l’approche m’a intéressé : déjà parce qu’il traitait des conséquences globales, sociétales, des perturbateurs endocriniens, plus que de leurs effets sur l’organisme humain individuel, mais aussi parce qu’il en chiffrait le coût… financier (!) pour la société. C’est le double effet kiss cool des perturbateurs endocriniens. Ainsi, la boucle est bouclée : à un certain moment, l’écologie rejoint la finance. Une solution industrielle détruisant l’homme (et la nature) finit forcément par nuire à la chose même qu’elle défend (le profit financier). Quelle peut être cette solution dont le résultat est contre-productif même vis-à-vis du seul objectif qu’elle est censée atteindre, au détriment de toutes les autres composantes du problème, sinon une mauvaise?

COMMENT

Rentrons dans le coeur du sujet : en mars 2015, une équipe de chercheurs menée par Leonardo Trasande, de la New York University School of Medicine montre que le coût annuel des conséquences des perturbateurs endocriniens s’élève, à l’échelle de l’Union Européenne, à 157 milliards d’euros (soit 1,28% du PIB). Leurs résultats sont publiés sur le site du « Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism ». Ces coûts sont imputés aux moyens affectés pour prendre en charge la population affectée par ces produits, dont les conséquences sont, en vrac : des cas de retard intellectuel infantile, d’autisme, de troubles de déficit de l’attention (TDAH) pour les conséquences intellectuelles, et de diabète, d’obésité et… d’aide à la procréation pour les hommes infertiles (certains perturbateurs endocriniens ont des effets reprotoxiques) pour les conséquences physiques3.

QU’EST-CE QU’ON PEUT EN FAIRE

Le résultat de tout ça, c’est qu’il vous est donc recommandé de faire attention à ce que vous achetez, depuis les produits dont vous vous tartinez le corps (gels douches, cosmétiques…) jusqu’à vos aliments et leur conditionnement. Donc, lisez les compositions des produits que vous achetez et utilisez, cela pour le bien de votre corps, de votre esprit… et de la société!

Pour aller plus loin / Lien(s) utile(s)

Téléchargez gratuitement et instantanément un dossier complet ici.

♦ Livre « Perturbateurs endocriniens: Une bombe à retardement pour nos enfants« , Isabelle Doumenc, Ed. Larousse, 2017.

♦ Livre « Perturbateurs endocriniens : ils sont partout ! Comment les éviter pour préserver sa santé« , Valérie Foussier, Ed. Josette Lyon, 2017.

Notes

 1■ Site cancer-environnement.fr

2■ Le journal de l’environnement

3■ Le journal de l’environnement

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Dépression : et si c’était la thyroïde ?

 

Article paru dans « Alternative Santé »

 

 

« La dépression n’est pas une maladie », explique le Dr Brogan, psychiatre et praticienne en médecine holistique intégrative à New York. « C’est le signe d’un déséquilibre dans l’organisme, qui doit simplement être rétabli. » La vraie cause physiologique sous-jacente de la dépression, du malaise, de l’anxiété, de la baisse de libido et de la fatigue d’une femme est loin de se situer uniquement dans le cerveau. Bien souvent, la cause exacte est non diagnostiquée et non traitée : seul le symptôme est masqué, souvent à grands coups d’antidépresseurs.

Le neurologue Joseph Coyle par exemple, de la Harvard Medical School, déclarait en 2014 : « Le déséquilibre chimique est une sorte de pensée du siècle dernier. C’est beaucoup plus compliqué que ça. Ce n’est pas parce ces symptômes ont été causés par un problème d’ordre chimique, que le médicament est capable de le corriger. » L’auteur ajoute, sarcastique : « L’aspirine atténue les maux de tête, mais les maux de tête ne sont pas causés par une déficience en aspirine. »

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