Les enfants du numérique : une génération de « malades » ?

 

Angoisses, addictions, renfermement, insomnies, maladies : les risques liés au numérique sont à prendre au sérieux. Les jeunes sont touchés par de nouvelles maladies mentales ou décrites comme telle. La liste est longue et n’a pas fini de s’allonger. Les jeunes ont trouvé dans le numérique un refuge face à leur mal-être, mais il semble finalement aggraver leur solitude.

Ainsi, en 2015, un nouveau syndrome a vu le jour : le Fobo (pour Fear Of Being Offline). Celui-ci se caractérise par la peur d’être hors ligne, d’être déconnecté. Depuis, la liste s’allonge et après le syndrome des vibrations fantômes et la « nomophobie », qui se traduit par l’angoisse d’être séparé de son téléphone mobile, le selfitisime vient d’être décrit comme une maladie mentale.

Prochaine sur la liste de l’Organisation mondiale de la santé : l’addiction aux jeux vidéo. Alors, pourquoi l’OMS a-t-elle pris une telle décision ? La réponse se trouve peut-être du côté des laboratoires pharmaceutiques. En effet, qualifier les troubles du jeu vidéo comme une maladie implique que les personnes reconnues comme malades se verront délivrer une prescription médicamenteuse remboursée par la sécurité sociale. Or, les labos pensent avoir mis au point « des molécules spécialement ciblées sur les dépressions adolescentes avec comportements compulsifs », ce qui est évidemment le cas chez les joueurs.

Le problème ? Selon Émilie Danchin, « donner des médicaments à des jeunes qui ont une fragilité narcissique comporte un risque de les rendre accros aux médicaments. Il faut commencer par questionner sa pratique et se demander ce qui fait que l’on a une personnalité dépendante ».

Lire le bel article en entier sur le site d’Alternative Santé.

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Le harcèlement moral nuit à la santé

On le savait, mais ça fait du bien de le rappeler…

« Les conséquences du harcèlement scolaire sont de plus en plus étudiées, et c’est tant mieux. La série télévisée « 13 Reasons Why », qui raconte l’histoire du suicide d’une adolescente victime de harcèlement, a récemment connu un grand succès. Si elle a suscité le débat, elle a le mérite de remettre le sujet en lumière. Une équipe de chercheurs américains s’est elle aussi intéressée à la question, publiant ses résultats le 28 avril dans « Psychological Science ». Leur découverte ? Le harcèlement scolaire laisse de profondes marques à l’âge adulte, sur la santé du harcelé… comme du harceleur. »

Article paru ici.

Liens utiles :
« Le harcèlement moral » de Marie-France HIRIGOYEN (ça fait déjà quelques années que je l’ai lu, mais je me souviens qu’il était assez complet)

 

Tell people !

Vive le stress ? Adaptation et conséquences



QUOI

Comment notre corps réagit-il à une source de stress à court, moyen et long terme ?

POURQUOI

Je viens de voir un petit reportage sur arte1 qui parle de la réponse (urgente et inconsciente) du corps à un stress rude. On y voit notamment un accident de montagne, une poutre à franchir au-dessus du vide, une musicienne qui a le trac avant de monter sur scène… Ce dernier cas a ceci d’intéressant : la musicienne a été coachée pour faire face à son trac, et une des choses qui l’ont apaisée est le fait d’avoir l’explication des mécanismes de son trac.

COMMENT

L’idée est de faire contribuer toutes les parties du corps en mettant la patate sur les ressources allouées à ce qui nous permet de courir vite (muscles, poumons, cœur, …) le tout avec une bonne dose d’adrénaline et de cortisol pour être bien concentré, ne pas avoir trop mal, avoir la niaque ! Ensuite, pour « tenir », il met en veille ce qui n’est pas vital sur le coup (digestion, immunité microbienne…).

Sur le coup c’est une très bonne réaction… mais il ne faut pas confondre stress et stress chronique. Notre organisme n’est pas fait pour tenir la distance si cette excitation perdure : on s’épuise et on abime nos organes. Des effets physiologiques se font de plus en plus visibles, comme par exemple :

  • Tensions musculaires avec douleurs et fatigue associée
  • Perte des cheveux
  • Troubles digestifs (brûlures, coliques, constipation…)
  • Analyse de sang montrant plus de sucres ou de cholestérol
  • Affaiblissement immunitaire
  • Prise ou perte de poids
  • Troubles cardiaques (palpitations voire risque cardio-vasculaire)
  • Anxiété, humeur instable, insomnies, dépression

ON PEUT EN FAIRE QUOI

Bref, le stress ça peut être salvateur mais faut pas en abuser : au quotidien, mieux vaut pratiquer quelques méthodes de relaxation !

Pour aller plus loin / Lien(s) utile(s)
♦ Livre « l’intelligence du stress » de Jacques Fardin

Notes
1■ Xenius « Quand le corps se met en mode d’urgence » diffusé sur arte en mars 2017

 

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