Le vote électronique par BLOCKCHAIN rend la démocratie plus transparente


 

C’est un article de  du blog CoinCentral (avec leur autorisation – traduit par nos soins).

 

Si, après un vote, il faut aller dépouiller les bulletins, c’est qu’il y a une raison. En fait, préserver l’anonymat des votants est la manière la plus simple de les protéger de diverses pressions et donc de garantir l’intégrité de leur vote. Et ça a été un problème pour mettre au point le vote électronique, parce qu’il est difficile de s’assurer de la validité des scrutins tout en conservant l’anonymat des votants. Or la technologie de la blockchain pourrait bien résoudre tous ces problèmes.

En fait, le vote par blockchain est déjà en train de changer certaines élections. Par exemple, actuellement, aux Etats-Unis, les militaires de la Virginie Occidentale en exercice outre-mer peuvent voter en utilisant leurs smartphones. Pour cela, une méthode alliant cryptage et enregistrement par blockchain permet de compter les votes. D’autres pays, comme le Brésil, le Danemark, la Corée du Sud ou la Suisse explorent également les possibilités qu’offre le vote par blockchain. Cependant, c’est l’Estonie qui est de loin le leader dans ce domaine. En effet, tous les Estoniens ont des cartes à identifiant unique qui leur permettent de voter simplement et de manière sécurisée, grâce à la technologie de la blockchain.

Digitaliser la partie la plus essentielle de la démocratie pourrait avoir de profondes et durables conséquences sur la forme dominante du mode de gouvernance actuel. Les citoyens pourraient prendre des décisions bien plus rapidement qu’avec les modes de scrutins traditionnels, et les référendums publics pourraient donc se généraliser. Par suite, la démocratie représentative pourrait bien être marginalisée par la démocratie « directe », s’appuyant sur la volonté du peuple, sans intermédiaire. Mais ce n’est pas tout : une autre conséquence serait qu’il deviendrait plus compliqué, voire impossible, de truquer les résultats d’une élection. Cet article s’intéresse au fonctionnement du vote électronique par blockchain et à ses implications sur le monde actuel.

Les bases du vote par blockchain

Le vote par blockchain est similaire au vote traditionnel que l’on connaît. Les mêmes concepts et processus s’y appliquent. Pour voter électroniquement, un citoyen devrait préalablement s’enregistrer et prouver sa citoyenneté devant la juridiction compétente. On enregistrerait alors son identité et sa citoyenneté sur une blockchain, en les associant à sa clé d’identification.

Ensuite, le citoyen utiliserait un bulletin électronique pour voter. Dans la blockchain, le bulletin prendrait probablement la forme d’un jeton spécial qui serait déposé sur son compte utilisateur. Ce jeton aurait aussi probablement une durée de vie limitée, au cours de laquelle le citoyen pourrait voter. Et une fois sa durée de vie dépassée, il serait détruit ou rendu inutilisable.

Voter en utilisant la blockchain reviendrait alors à envoyer son jeton à une adresse électronique spécifique représentant le candidat ou l’option du référendum soutenu. Les votants seraient informés de ces adresses avant le vote.

Techniquement parlant, ça semble plutôt simple. Le vote est enregistré sur une blockchain, et le mécanisme de la blockchain le rend immuable, vérifiable et transparent. On peut facilement compter les voix pour déclarer un vainqueur à l’élection. En plus, on peut construire des interfaces utilisateur intelligentes qui automatiseraient l’envoi du jeton et masqueraient la complexité informatique du processus à l’utilisateur : les votants ne verraient alors qu’une interface en ligne classique leur permettant de sélectionner un candidat et de voter pour lui d’un simple clic sur un bouton.

Vérifier l’identité des votants

Si cette première explication semblait simple et que vous vous demandiez pourquoi on ne vote pas déjà en utilisant des blockchains, c’est parce qu’en fait, c’est bien plus compliqué que ça. Il y a des tas de problèmes qui doivent d’abord trouver des solutions.

L’un des problèmes majeurs est la vérification de l’identité du votant. Pour que le vote par blockchain marche, on a besoin d’un système empêchant les personnes de voter plusieurs fois ou de voter à une élection à laquelle ils n’ont pas le droit de participer. Ca devient compliqué à gérer avec un système à base de blockchains parce que la vérification de la citoyenneté ou du lieu de résidence revient à une autorité centrale.

Une solution à base de blockchain reposerait sur la délivrance par l’utilisateur d’un scan de son passeport ou de son permis de conduire. Son identité pourrait alors être reliée à un appareil mobile par l’utilisation d’un mot de passe et un système de double authentification ou un système d’identification biométrique (comme une empreinte digitale). L’idée, c’est de vérifier que l’identité de la personne présentée sur les documents soumis est bien celle de l’utilisateur de l’ordinateur ou du smartphone utilisé pour voter.

Conserver l’anonymat et le bulletin secret

Une fois qu’on a vérifié l’identité et le droit de vote du votant, il faut encore la séparer du bulletin de vote lui-même. En effet, le bulletin secret est l’une des clés de la démocratie. Pour empêcher toute influence sur le vote, personne ne doit pouvoir savoir comment un autre a voté.

Avec le vote par blockchain, le bulletin enregistré sur la blockchain ne devrait donc pas permettre d’identifier le votant. Ca signifie que l’information sur le votant doit être cachée. Il y a différentes manières d’obtenir ce résultat, comme l’utilisation de preuve à divulgation nulle de connaissance, les signatures de cercle ou encore diverses méthodes de cryptage. Chacune de ces options présente des avantages, des inconvénients et des défis techniques. En fait, la garantie de l’anonymat absolu et la vérification de l’identité du votant est le grand challenge du vote par blockchain.

Les experts en cybersécurité sont généralement d’accord pour dire que les blockchains ne peuvent pas être hackées (pour peu que le réseau soit bien dimensionné et que l’on utilise des algorithmes de consensus). Les preuves logiques et les statistiques indiquent qu’il devient extrêmement peu probable de compromettre un block une fois que le réseau l’a confirmé. Cependant, l’anonymat requis pour le vote est plus difficile à sécuriser et à garantir.

Conséquences possibles

Le vote par blockchain peut avoir de grandes conséquences dans l’avenir s’il gagne en popularité et devient facilement utilisable pour les citoyens. Il pourrait alors bien changer fondamentalement le fonctionnement des démocraties.

1. Plus grande transparence du processus de vote

Le plus grand intérêt de la blockchain réside dans la transparence totale du processus de vote qu’elle offre. Pour l’instant, une fois que vous avez jeté votre bulletin dans l’urne, vous ne savez pas vraiment ce qu’il devient. Vous êtes obligés de faire confiance à ceux qui s’occupent du dépouillement. Mais vous n’avez aucun moyen d’être sûr que votre bulletin a bien été compté.

Avec le vote par blockchain, vous devriez pouvoir suivre à la trace votre bulletin et voir dans la blockchain qu’il a atterrit à la bonne adresse (et donc qu’il sera utilisé dans le décompte final). Même si votre identité n’y est pas attachée, votre bulletin sera présent dans la blockchain et y restera inscrit indéfiniment.

2. Plus grande difficulté à frauder et à truquer les élections

Un effet secondaire de l’augmentation de la transparence est la réduction de la fraude. La vérification de l’identité enregistrée sur une blockchain rend plus difficile de tricher ou de voter à une élection où l’on n’était pas électeur. De plus, dans les pays où les dictateurs truquent les élections, le mécanisme de la blockchain pourrait ramener la vraie démocratie. Bien sûr, initier un système de vote par blockchain requiérerait un accord de la part du gouvernement en place. Mais, avec le temps, le vote par blockchain pourrait devenir un standard international, préconisée dans toutes les nations par la communauté mondiale.

3. Le vote quotidien en temps réel

Si la blockchain rend le vote transparent, alors il devient possible de suivre et de compter les votes en temps réel. Ca signifie que les élections dureraient bien moins longtemps que dans le système traditionnel. De plus, si elles sont numériques, elles demanderaient moins d’investissement en termes d’infrastructures. En conséquence, il deviendrait possible d’organiser rapidement un référendum.

Ca pourrait complètement changer notre vie de tous les jours. Imaginez si vous pouviez voter sur votre téléphone pour les modes de circulation à favoriser dans votre ville, ou pour choisir s’il faut augmenter les impôts pour créer un nouvel espace vert. Voter pourrait devenir une seconde nature, même pour résoudre les problèmes de voisinage. Ca semble un peu fou d’imaginer qu’on pourrait voter plus souvent, voir tous les jours.

4. Gouvernance d’entreprise et organisations autonomes

Les gouvernements ne sont pas les seules institutions qui pourraient bénéficier du vote par blockchain. Les employés ou les actionnaires d’une entreprise pourraient tout aussi bien voter ainsi pour promouvoir une initiative. Il deviendrait même possible d’imaginer des entreprises sans patron, dans lesquelles chaque décision serait mue par un vote des actionnaires.

5. Augmenter le taux de vote

Un gros avantage du vote par blockchain serait d’augmenter le taux de vote. Si la blockchain rend le vote électronique possible depuis un smarphone ou un ordinateur, voter devient aussi simple que de s’authentifier sur un site et de cliquer sur un bouton. Ca augmenterait probablement drastiquement le taux de vote aux élections, et rendrait donc notre société plus démocratique. D’un autre côté, ça pourrait aussi finir par lasser les gens et leur faire réaliser qu’ils aimaient bien élire des représentants qui s’occupaient des affaires politiques pour eux.

Conclusion

Le vote par blockchain n’est pas encore parfait et n’est pas tout à fait prêt pour être utilisé tout de suite. Cela dit, il produira probablement un changement massif de la démocratie quand il deviendra opérationnel. Rendant le vote plus simple et plus transparent, il augmentera l’engagement électoral. Il pourrait aussi nous rappeler pourquoi les représentants existent, pour penser à la politique en permanence et prendre des décisions raisonnées sur les affaires auxquelles les citoyens n’ont pas le temps de réfléchir. Un vote plus simple pourrait signifier des élections et des référendums plus fréquents. Rien que ça pourrait être un grand changement pour la démocratie.

 
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Tell people !

Le type dans la pub, c’est vous !


QUOI

Etrange cette pub pour voiture, non ?

On ne comprend pas bien ce qu’elle nous vend, sinon son conducteur : jeune, beau, cool, séduisant, libre… On ne voit quasiment pas la voiture, en fait. Ni vraiment le prix, d’ailleurs. Juste le conducteur. Et si le conducteur, c’était vous ?

COMMENT

René Girard, philosophe français, met au point dans les années 60 une théorie du désir mimétique1. Dans les développements qu’il donnera à sa théorie, il expliquera un certain nombre de phénomènes de société (le désir, la jalousie, la violence, la religion etc.) par le simple besoin qu’a une personne d’imiter celles qu’il a en face de lui. René Girard a effectivement cette intuition fondamentale que l’homme cherche systématiquement à imiter l’homme, que nos comportements sont directement conditionnés par ceux de nos voisins directs. Ainsi, pour peu que l’on voie quelqu’un manger des chips, instantanément, on va se mettre à saliver ! Telle est la théorie de René Girard.

POURQUOI

Ce qui est intéressant, c’est que 30 ans plus tard, sa théorie qui, entretemps, l’a rendu célèbre, est confirmée par les neurosciences (au moins dans son principe premier). En effet, dans les années 1990, une équipe de chercheurs italiens identifie chez le singe des neurones dits « miroirs »2.

Les neurones miroirs sont des neurones moteurs, c’est-à-dire des neurones jouant un rôle dans l’activation des muscles du corps. Cependant, ce sont des neurones moteurs particuliers : ils s’activent bien sûr lorsque notre corps effectue une activité physique, mais ils sont également actifs lorsque nous nous imaginons effectuer cette activité, ou encore lorsque quelqu’un l’effectue devant nous3 ! D’où le terme de « neurone miroir » : il agit en reflet de ce que l’on voit, et de fait, nous devenons, partiellement, la personne que l’on a en face de nous lorsque nous la regardons.

Des neurones miroirs ont été observés par la suite chez l’humain en 20103.

QU’EST-CE QU’ON PEUT EN FAIRE

D’un point de vue de l’évolution, ces neurones ont bien sûr eu un effet déterminant : ils permettent l’identification à l’autre, donc la cohésion du groupe, mais également l’apprentissage, le développement d’une culture commune etc. Bref, il convient de lire René Girard ou ses élèves pour avoir un aperçu de toutes les conséquences de l’existence des neurones miroirs chez l’homme.

Mais il est un point qui nous intéresse particulièrement ici, c’est celui de la communication. Dans ce domaine, un certain nombre de problématiques sont liées aux neurones miroirs :

  • celle de la normalisation : plus il y a de personnes utilisant un produit, plus il y en aura dans l’avenir; il y a ici une application au domaine des marques ;
  • celle du choix du média : toute la thèse de McLuhan tourne autour de la manière dont les qualités techniques des médias modèlent les sociétés. Cette réflexion est étroitement liée à l’existence des neurones miroirs ;
  • celle de la publicité, que nous allons développer brièvement dans la fin de cet article.

De nos jours, il n’est plus nécessaire d’avoir quelqu’un en face de nous pour activer nos neurones miroirs : il suffit de s’installer devant notre téléviseur ! Ou de lire le journal, ou d’écouter la radio ! A notre ère connectée, nous ne sommes plus jamais vraiment seuls dans notre tête. Ce qui nous amène au domaine de la publicité. La publicité ne s’adresse jamais vraiment à votre conscience : dans la plupart des pubs, il n’est jamais question des spécificités techniques des produits qui vous sont vendus. Pour vous vendre des produits, on vous montre simplement des personnes en train de les utiliser ! Et ça marche ! D’où l’adage : « Il n’y a pas de bonne et de mauvaise publicité. Une publicité qui existe est toujours bonne. » Par les neurones miroirs, vous allez inconsciemment vivre en partie l’expérience décrite par la pub, avec toutes ses flatteries (ego, sensations, etc).

L’aspect très fort de cette possibilité, c’est que dans la nature (ou dans une société peu « technologisée »), lorsque la personne en face de vous fait quelque chose, elle le fait pour une raison très précise, et c’est donc tout naturellement que la nature a mis en place les neurones miroirs, pour que vous puissiez apprendre à reproduire les bons gestes, ceux qui permettent la survie ou le développement d’une vie saine, sans avoir à refaire les expériences (coûteuses, et parfois mortelles) de vos ancêtres ayant mis ces gestes au point.

Le truc pervers maintenant, c’est que, quand vous regardez votre écran de télé, vous n’avez pas en face de vous quelqu’un de réel, ce n’est pas une scène de la vie courante qui se déroule sous vos yeux : il s’agit d’un acteur agissant dans le simple but d’être vu par vous-mêmes, et d’induire chez vous un comportement, avant de reprendre sa vie normale, un comportement normal, qui n’aura rien à voir avec celui qu’il vous aura inculqué. Et le comportement inculqué peut évidemment n’avoir rien de louable…

Donc oui, quelque part, le type, dans la pub, c’est vous. L’ironie, c’est qu’il n’est pas lui-même !

Pour aller plus loin / Liens utile(s)

Notes

1■ Article Wikipédia sur René Girard

2■ Article Science et Avenir sur les neurones miroirs

3■ Article Wikipédia sur les neurones miroirs

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Tell people !

RGPD : Guerre des données en Europe ! Vidéo pédagogique

Vous avez un site internet ? Bienvenue dans le monde merveilleux des données.

Comme vous, j’ai une liste d’adresses emails que je peux contacter. Ce sont des données à caractère personnel (DCP). Et le 25 Mai 2018, je suis tenu de respecter les nouvelles obligations du RGPD.

Explications vidéo en cliquant ici.

Ce mot peu séduisant est une riposte de l’Union Européenne face aux abus des grandes sociétés, c’est la guerre des données !

Et finalement, toutes les entreprises d’Europe, même les auto-entreprises, doivent se conformer au RGPD !

Un documentaire pédagogique de SGAR (très bien conseillé par d’excellents juristes), vivant et interactif est sur le point de sortir. Le RGPD n’aura plus de secret pour vous !

Ce documentaire de 4 épisodes s’est chargé de démystifier le sujet, et gratos, alors foncez !

 

Tell people !

Certaines couleurs boostent votre cerveau

 

Voir du rouge rend les gens 31% meilleurs dans les tâches axées sur les détails comme le rappel des souvenirs ou la relecture. La couleur bleue, cependant, rend les gens plus créatifs – doublant le nombre d’idées créatives qu’ils produisent.

Le professeur Juliet Zhu, co-auteur de l’étude, a dit :
« Des recherches antérieures ont établi un lien entre le bleu et le rouge et l’amélioration des performances cognitives, mais ne s’entendaient pas sur la question de savoir laquelle offre le meilleur coup de pouce. Cela dépend vraiment de la nature de la tâche. » La recherche a impliqué plus de 600 personnes effectuant six tâches différentes, certaines impliquant des détails, d’autres de la créativité. Les tâches étaient effectuées sur des ordinateurs qui affichaient un fond rouge ou bleu.

L’étude a été publiée dans la revue Science (Mehta & Zhu, 2009).

 

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