Facebook a laissé des grandes entreprises lire les messages privés

 

FILE PHOTO: Silhouettes of mobile users are seen next to a screen projection of Facebook logo in this picture illustration taken March 28, 2018. REUTERS/Dado Ruvic/Illustration/File Photo

Selon des documents consultés par le New York Times, Facebook a octroyé à des géants de l’Internet, comme Amazon, Spotify ou Microsoft, un accès plus intrusif aux données personnelles que ce que n’avait admis le populaire réseau social.

Des accords spéciaux entre Facebook, fort de 2,2 milliards d’utilisateurs, et ces partenaires privilégiés exemptaient ces derniers des règles générales du respect de la vie privée. Ces révélations basées sur des documents internes et entretiens avec d’anciens employés mettent à nu les pratiques du gigantesque réseau social en matière de partage d’information.

Liste d’amis et messages privés
À titre d’exemple, le moteur de recherche de Microsoft, Bing, était autorisé à voir le nom de pratiquement tous les amis des utilisateurs de Facebook sans leur assentiment. Les plateformes de streaming Netflix ou Spotify pouvaient jouir de l’autorisation de lire les messages privés échangés entre membres du réseau social. Il était permis à Amazon, leader du commerce en ligne, d’obtenir les noms des usagers de Facebook et leurs contacts via leurs amis. Jusqu’à l’été passé, Yahoo pouvait même lire les flux de messages postés par les amis Facebook, en dépit de déclaration publique que la pratique avait pris fin.

Ces accords privilégiés ont été passés entre Facebook et pas moins de 150 partenaires, dont 60 constructeurs de téléphones portables, et certains étaient encore en vigueur en 2017.

Lire l’article sur 7sur7

 

AI – la police veut qu’elle arrête le crime avant d’avoir lieu

 

La police au Royaume-Uni veut prévoir les crimes en utilisant l’intelligence artificielle.

Le système, appelé la Solution d’Analytique de Données nationale (NDAS), utilise une combinaison d’AI et la statistique pour essayer d’évaluer le risque du passage à l’acte de quelqu’un.

La Police de West Midlands mène le projet jusqu’à la fin mars 2019 pour produire un prototype.

Lire l’article en anglais sur NewScientist.

 

Les prions détruisant le cerveau aussi transmis par les Yeux !

Nouvelle étude un peu affolante sur le prion ! Nous pouvons tomber malades de prions de plusieurs façons. Parfois, les gens sont nés avec des mutations transmises dans leur famille, ce qui augmente le risque de développer une maladie de prion (CJD). Le plus généralement, les prions se montrent spontanément, avec une protéine normalement inoffensive mais changeant de forme. Mais on vient de voir qu’ils sont capables de diffusion de personne à personne, ou même de l’animal à la personne.

Cela peut prendre des années, même des décennies, pour que les symptômes d’une maladie de prion apparaisse, mais une fois qu’ils se montrent, c’est d’habitude seulement une question de mois avant la mort.

Etude scientifique ici (anglais).

 

Un sociologue devient généticien et change d’avis

 

 

 

Conley décrit ses premiers travaux académiques comme de la « sociologie de gauche ». Sa thèse de doctorat portait sur l’écart de richesse en noir et blanc et il a consacré ses débuts de carrière à l’étude de la transmission de la santé et de la richesse entre parents et enfants.

A l’Université de New-York, Conley n’arrêtait pas d’entrer en désaccord avec les généticiens, arguant que leurs méthodes étaient dangereusement naïves. Il lui semblait peu plausible que juste par l’étude de jumeaux – l’étalon-or de la recherche en génétique – était suffisante pour nous apprendre la différence entre l’inné et l’acquis.

Mais avec le temps, il a décidé qu’il ne suffisait pas de débattre.  Conley est un universitaire, et même au sein de ce groupe torturé, il paraît un peu masochiste. À l’époque, il était professeur titulaire, le genre de poste que la plupart des gens considèrent comme la fin d’une carrière universitaire, et pourtant il décida d’y retourner et d’obtenir un autre doctorat, cette fois en génétique. Il s’est lancé dans ce cursus persuadé que notre environnement social est largement la cause de nos performances et que la biologie est habituellement la variable dépendante.

À la fin de cette période, selon lui, la flèche causale dans son esprit avait fait un 180° :
« J’ai essayé de montrer que les modèles génétiques surestimaient l’impact de la génétique à cause de leurs hypothèses folles. » Il soupire. « Mais au final j’ai fini par montrer qu’ils avaient raison. »

L’article détaillé en entier sur le New York Times.

 

IA peut identifier quelqu’un de dos par sa démarche

Déjà utilisée par la police dans les rues de Pékin et de Shanghai, la  » reconnaissance de la démarche  » s’inscrit dans le cadre d’une campagne de développement de l’intelligence artificielle et de la surveillance basée sur les données en Chine qui suscite des inquiétudes quant à l’étendue de cette technologie.

Le logiciel, construit par une société chinoise d’intelligence artificielle appelée Watrix, extrait la silhouette d’une personne de la vidéo et analyse le mouvement de la silhouette pour créer un modèle de la façon dont la personne marche.

 

Mémoire – peut-on choisir quoi oublier ?

On a tous des souvenirs qu’on préférerait oublier – et c’est possible, si vous faites suffisamment d’efforts.

Il est facile de penser aux souvenirs comme quelque chose que vous pouvez activement renforcer, tandis que l’oubli est un processus passif. Mais nous avons commencé à découvrir que cela peut être intentionnel aussi.

Peut-être la façon la plus facile d’oublier quelque chose est simplement d’essayer de supprimer une mémoire. Jeremy Manning à l’Université Dartmouth (New Hampshire), a constaté qu’il suffit parfois de dire aux gens de « pousser des pensées hors de leur tête »… et c’est assez pour leur faire oublier des listes de mots particulières. « Nous ne savons pas comment, mais les gens y arrivent. »

La mémoire est plus élaborée que ce que nous avons précédemment pensé.
Ceci semble paradoxal parce que nous savons aussi que le fait de répéter des souvenirs aide à les renforcer…

Article complet en anglais sur newscientist.

 

Des objets intelligents, connectés ET indiscrets


QUOI

Il y a un dicton qui dit : « Celui qui a gagné une pièce d’or a gagné une pièce d’or, mais a perdu une main. » (sous-entendu : celle qui se referme sur la dite pièce et qui n’est donc plus utilisable). On pourrait encore traduire cette question par: « Les objets que vous avez acheté, est-ce que vous les possédez, ou bien est-ce que ce sont eux qui vous possèdent ? » Outre le fait que l’on pourrait se demander combien de mains l’on a déjà perdu, cette interrogation profondément philosophique prend de nos jours un tour étrangement concret…

POURQUOI

Certes, l’on sait bien que nos précieuses données personnelles, celles que nous consentons à divulguer à de grandes entreprises qui en font le commerce, sont ensuite utilisées pour catégoriser le genre humain, l’étudier, l’analyser, et finalement prévoir, anticiper et influencer la prise de décision de n’importe quel type d’individu. Cette transparence nouvelle de l’homme a notamment été mise en lumière par Olivier Ertzscheid dans son article « L’homme est un document comme les autres : du world wide web au world wide life. »1

COMMENT

Ce que l’on doit comprendre également, c’est que ce dommage collatéral est indissociable du progrès technique. Ce pour plusieurs raisons. La première, c’est tout simplement qu’un outil utile, c’est un outil qui répond à un besoin, et qu’un outil que vous allez utiliser, c’est un outil qui ne va pas vous demander d’effort particulier pour l’utiliser. Autrement dit, un outil dit « intelligent », c’est un outil qui a pour vocation de vous connaître mieux que vous-mêmes. De connaître vos besoins et de comprendre comment vous les exprimez. Vous me suivez ? Tout simplement, si l’on cherche à répondre à vos besoins de manière précise et ce avant que vous ne perdiez du temps et de l’énergie à les formuler dans un langage (quel que soit sa nature : oral, écrit, gestuel…) précis, il faut vous connaître précisément. C’est une condition nécessaire. Et il y a donc nécessité d’amasser une quantité impressionnante d’informations sur vous.

Un autre point, c’est que l’intelligence est quelque chose de collectif de manière générale. On s’en aperçoit dans tous les domaines : Isaac Newton a dit “If I have seen further, it is by standing on the shoulders of giants.”2 (“Si j’ai vu plus loin, c’est parce que j’étais juché sur des épaules de géants”), en parlant de ses prédécesseurs et en citant ainsi Bernard de Chartres. Eric Raymond, co-créateur du terme « Open Source », s’appuie aussi sur cette idée pour exprimer la supériorité du système de l’Open Source sur celui du code propriétaire dans son essai « The Cathedral & the Bazaar »3. Enfin, on sait également désormais qu’une masse de joueurs d’échecs de qualité variée arrive à rivaliser dans une partie avec de très forts joueurs.4 En conclusion, si les machines peuvent dépasser l’homme, c’est parce que celui-ci n’a qu’un échange limité avec ses autres congénères, quand la machine, elle, peut bénéficier de l’expérience de tous, presque sans aucune limite. Donc plus la machine (donc l’outil) doit être performant, donc intelligent, plus il doit avoir accès à une large source de données (« d’expériences »), pour « apprendre son métier ».

Se pose ensuite la question du cercle infernal : un outil vous aide, mais pour s’améliorer, doit vous soutirer des informations. Alors : qui possède qui ? Peut-on parler de symbiose ?

CE QU’ON PEUT EN FAIRE

Le problème, c’est que même si symbiose il y a, cette connaissance de l’homme est problématique. Tant que les technologies sont là pour aider l’homme, le monde s’améliore. Mais si elles étaient utilisées pour le détruire ?

C’est notamment cette confiance entre l’utilisateur et le fournisseur des outils qui pose problème en 2015 quand Sony sort sa télévision à commande vocale… Les utilisateurs ont peur d’avoir acheté un mouchard directement installé dans leur salon, qui écoute leurs conversations de table ! Pire : Samsung se réserve le droit de revendre les informations collectées à des tiers !5

Mais de nos jours, avec la prolifération des objets connectés, le problème ne s’arrête plus à la simple confiance dans les fournisseurs, mais aussi dans la sécurité directe du dispositif : et si le mouchard se faisait hacker ? C’est d’ailleurs pour cette raison que la poupée jouet Cayla a été retirée du marché en Allemagne : celle-ci captait les voix des enfants pour les transmettre sur les serveurs du fabricant… celles-ci auraient donc pu être interceptées à des fins malveillantes.6

Après tout ça, qu’en pensez-vous : Possédez-vous vos objets ou pensez-vous qu’ils vous possèdent ? Ou bien que d’autres vous possèdent au travers de vos propres objets ?

ALLER PLUS LOIN

NOTES

1■ Olivier Ertzscheid, « L’homme est un document comme les autres : du world wide web au world wide life », Hermès, La Revue- Cognition, communication, politique, CNRS-Editions, 2009, pp.33-40

2■ Wikipedia

3■ Eric S. Raymond, “The Cathedral & the Bazaar”, 2010

4■ Par exemple : The world vs Arkadij Naiditsch

5■ Libération

6■ Magazine 01net, 08/03/17

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Le cannabis médicinal dispo le mois prochain !

Les docteurs au Royaume-Uni pourront prescrire des produits de cannabis aux patients dès le 1er novembre, a annoncé le Ministre de l’Intérieur Sajid Javid.

Javid avait décidé d’étendre les règles des circonstances dans lesquelles les produits de cannabis peuvent être donnés aux patients. Les nouveaux règlements s’appliquent à l’Angleterre, le Pays de galles et l’Écosse et suivent plusieurs cas très en vue, y compris celui de Alfie Dingley et Billy Caldwell, des enfants épileptiques qui ont semblé être aidés par l’huile de cannabis.

Article entier sur NewScientist.