On EST ce qu’on MANGE !


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QUOI

De nos jours, la science vérifie de plus en plus ce vieil adage. En effet, on commence à se rendre compte de l’influence énorme qu’a notre alimentation sur notre santé physique et mentale, sur nos émotions et notre mode de pensée.

 

POURQUOI

Pourquoi ? Et bien déjà, parce que la nourriture que nous ingurgitons passe au contact de notre système digestif, qui est une sorte de… deuxième cerveau. Ça fait bizarre, dit comme ça, mais c’est pourtant bien de ça dont il s’agit : non seulement il contient des neurones, mais il en contient rien de moins que 100 milliards1 ! Connectés entre eux et aussi avec le cerveau, celui qui se trouve dans la tête, via le nerf vague. Nerf dont 80-90% des fibres sont à sens unique, du ventre (notamment l’intestin grêle, autour duquel il est enroulé, et qui a lui seul comptabilise plus de 100 millions de neurones) vers le cerveau2. En clair, c’est notre système digestif qui dit à notre cerveau comment se comporter, et non l’inverse !

On réalise donc bien que ce qu’on mange influe sur notre système digestif, et donc sur notre cerveau : nos émotions, nos réflexions, etc.

De plus, notre alimentation a également un effet direct sur notre flore intestinale, ces 100 000 milliards de petites bactéries2 qui se développent dans notre système digestif. Or cette flore intestinale, qui a un effet très important sur notre corps, dépend bien entendu de notre alimentation. De sa composition peuvent découler risques cardiovasculaires4, anxiété et dépression2, autisme4, obésité4, maladies neurologiques (comme la maladie de Parkinson5), diabète4, cancer4, ainsi que des dérèglements de nos systèmes hormonal et immunitaire2.

COMMENT

En effet, de nombreuses expériences ont mis en lumière ces mécanismes. Parmi elles, on peut citer les suivantes :

  1. Une équipe de chercheurs menés par Mark Kahn, de l’université de Pennsylvanie, a montré que le risque de développer des cavernomes (malformations vasculaires débouchant sur des risques d’hémorragies cérébrales) dépendait de la flore intestinale d’un individu. Pour arriver à ce résultat, ils ont identifié certaines bactéries de la flore intestinale de souris libérant une toxine susceptible de passer dans l’organisme et de générer des cavernomes. En empêchant la fixation de cette toxine dans le corps des souris, ils ont réussi à réduire de 90% la formation de cavernomes dans la population de souris étudiée, prouvant par là le lien direct entre flore intestinale et apparition de cavernomes.3
  2. Des chercheurs ont montré le lien entre flore intestinale et maladie de Parkinson en transplantant la flore intestinale de souris malades dans des souris saines, ce qui a fait apparaître chez ces dernières des symptômes de la maladie. En revanche, en isolant des souris malades dans un milieu stérile ou en les traitant aux antibiotiques (et en éliminant ainsi leur flore intestinale), les chercheurs ont réussi à réduire chez elles l’intensité des symptômes de la maladie.5
  3. Une équipe de chercheurs menée par Floris Fransen a identifié que la flore intestinale des individus jeunes différait de celle des individus vieux. Et en transférant le microbiote intestinal d’individus vieux dans des individus jeunes, et vice versa, ils ont réussi dans un cas à générer des troubles chez le cobaye, et à limiter les symptômes dans l’autre.4
  4. Le Professeur P. Holzer, neuro-gastro-entérologue du CHU de Graz, a pu observer, lors d’études épidémiologiques de grande ampleur menées sur des volontaires, que la nourriture a un effet sur l’humeur des gens, selon qu’ils mangent sainement ou non.3

ON PEUT EN FAIRE QUOI

Ces découvertes sont une vraie révolution : elles permettent effectivement d’envisager à terme de traiter bon nombre de maladies complexes simplement en modifiant la flore intestinale du malade, à l’aide par exemple de probiotiques.

Mais bon, comme mieux vaut prévenir que guérir, faites attention à ce que vous mangez !

Pour aller plus loin / Lien(s) utile(s)

Notes

1■ Documentaire « Les super-pouvoirs de l’intestin » de Juliette Démas, diffusé sur France 5

2■ Article « Intestin grêle – le cerveau de notre cerveau »

3■ Article « Quand l’intestin agit sur le cerveau », magazine La Recherche Juillet-Août 2017

4■ Article « Un lien a été trouvé entre l’état de la flore intestinale et plusieurs maladies liées à l’âge », Medical Xpress, 2 novembre 2017

5■ Article « La maladie de Parkinson commence bien dans les intestins », magazine Science & Vie de février 2017

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La formation (sac) ado

Bonjour à tous, aujourd’hui, l’introduction de l’article a des airs d’annonce officielle. Effectivement, cet article n’est pas comme les autres, et pour cause : l’équipe de NeuroHack-Learning monte en ce moment même une formation en ligne dont l’objectif est de fournir aux élèves de collège-lycée un puissant complément à ce qui leur est donné par le système scolaire. Eh ben oui, l’école a le réservoir d’informations, mais ne sait pas bien les transmettre… A l’heure du développement des neurosciences, il nous paraît dommage qu’aucune action de support ne soit menée pour apprendre à nos jeunes… à apprendre (ni aux parents d’aider efficacement leur ado sans le saouler).

Bref, cette formation doit être prête pour septembre et… ça nous bouffe pas mal de temps ! Du coup, cet article (et probablement quelques autres) aura pour thème spécifique la manière dont on met au point cette formation, ce qui vous permet de voir un peu comment on bosse. Bon, assez tourné autour du pot : c’est parti !

Eh bien tout d’abord, premier problème : aider nos jeunes à apprendre efficacement sans y passer des lustres et en devenant autonomes, c’est un beau projet, mais… qui est notre public cible en fin de compte ? Quelles sont les personnes qui se préoccupent de la performance scolaire des ados, qui ont les moyens et potentiellement l’envie d’agir ?

Les ados [#applause], bien sûr, sont un cœur de cible de cette formation. Il est bien évident qu’ils sont les premiers à avoir les moyens d’agir pour progresser en classe. Les moyens, oui, mais… la volonté ? Ils se pourrait bien effectivement qu’une partie des jeunes n’aient finalement pas franchement l’envie d’investir du temps et de l’énergie à progresser en classe… car ils ne perçoivent pas forcément l’intérêt et se découragent après avoir bossé pour de maigres résultats.

Chats, Animaux, Animaux De Compagnie, Domestiqué, MamanQui d’autre alors ? Les parents ! Parce que si les jeunes ne sont pas stressés par leurs résultats, les parents le sont souvent un peu plus…

Alors, cette formation : orientée parent/famille et encadrement, ou orientée élève et performance ? Et ben comme on n’avait pas envie de choisir, on a fait les deux ^^ !

Il y aura donc des modules centrés sur l’efficacité du travail, avec des hacks dans tous les sens, mais aussi des modules centrés sur la planification du travail et sa vérification, son contexte, sur la motivation…

Ah, zut, j’ai oublié un truc : bien sûr, il y aura aussi des modules sur « qu’est-ce que vraiment l’adolescence », d’un point de vue sociologique, psychologique et neurologique, qui apporteront des clefs aux parents pour comprendre en face de qui ils se retrouvent à ce moment de leur vie. Ce sera l’étape nécessaire pour ensuite leur donner des outils concrets pour faciliter le dialogue avec leurs enfants, ce qui là encore, est une étape incontournable pour aborder ensuite les vrais sujets avec eux (voir les gros problèmes si l’ado est en train de décrocher scolairement ou de s’enfoncer dans des comportements à risques).

Travail D'Équipe, Équipe, Gear, Conseil, Craie, HatchBon, à ce stade, vous l’avez compris, on n’avait pas non plus vraiment envie de choisir entre :

■ une formation très théorique, super-intéressante mais inexploitable sur le terrain, et

■ une formation pratico-pratique, qui certes pourrait aider mais sans aller en profondeur, sans solution élaborée pour répondre aux problèmes plutôt qu’à leurs symptômes.

On s’est donc arrangé pour qu’il y ait toujours un poil de théorie pour bien comprendre, et la pratique pour passer à l’action, dans tous les modules.

Enfin, voilà pour le teaser. On vous tient au courant du contenu du sac (ado) dans les semaines à venir !

 

 

7 astuces pour réussir à faire les choses qu’on traîne…


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Vous êtes embourbés dans la procrastination et les retards ? Vous n’arrivez plus à avancer dans votre vie ? Cet article est fait pour vous ! Découvrez ce qui doit changer dans votre comportement pour vous améliorer sur ce point-là.

1) Se mettre en condition pour accomplir les tâches pénibles

Eh ben oui, le début d’une action… se trouve avant le début de l’action lui-même. Le plus dur, c’est de rentrer dans l’état d’esprit adéquat pour faire les choses. Quand on dit que c’est le premier pas qui coûte le plus, c’est ça que ça veut dire. L’astuce, c’est de lancer le conditionnement intellectuel avant de lancer la tâche. Par exemple, si votre problème est d’aller au sport le soir après le travail, une attitude qui va vous aider à y aller effectivement est d’emporter avec vous votre sac de sport le matin en partant pour le travail, et d’aller à la salle directement après celui-ci. Ainsi, non seulement vous évitez la tentation de rester chez vous lorsque vous y retournez pour chercher votre sac le soir, mais en plus, le soir, en ressortant du bureau, votre tentation de rentrer chez vous est contrebalancée par le fait que vous avez déjà fait l’effort de prendre votre sac le matin : cette action n’aurait plus aucun sens si vous retourniez chez vous maintenant !

2) Réserver des espaces spécifiques aux différentes tâches

Il est important de séparer les lieux dédiés aux différentes occupations. En particulier, les moments de détente et les moments de travail doivent avoir lieu dans des espaces différents (des lieux différents, des pièces différentes, des bureaux différents…). Là aussi, il s’agit d’une histoire de conditionnement. Lorsque vous arrivez dans votre espace de travail, vous savez que vous êtes là pour travailler. Mais si votre espace de travail est aussi votre espace de loisir, la tentation de glisser de l’un à l’autre sera plus grande…

3) Faire un planning

Il s’agit de la suite logique des deux premiers points : le planning vous permet de vous projeter dans votre tâche avant que vous ne vous y trouviez réellement, et donc faire autre chose au moment prévu demandera un effort à votre cerveau. Il est important que votre planning soit écrit : « Les paroles s’envolent, mais les écrits restent ! » dit le dicton.

4) Commencer par les choses désagréables et finir par celles qui sont agréables

Puisque vous allez définir votre planning, commencez par prévoir de faire les choses désagréables en premier. Ce pour plusieurs raisons : déjà, si vous commencez par les choses agréables, votre plaisir sera gâché par le fait de savoir que les choses désagréables sont à venir (comme dit précédemment, votre cerveau est conditionné pour faire les choses dans l’ordre prévu, et les tâches à venir occupent donc de la place dans votre esprit). Ensuite, vous n’aurez aucune difficulté à passer des tâches désagréables à celles qui vous procurent du plaisir. En revanche, la tentation de ne plus respecter le programme prévu est plus grande lorsque vous prévoyez de les faire dans l’ordre inverse…

5) Créez-vous une routine

Il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de l’habitude. Si vos plannings quotidiens se ressemblent de jour en jour et de semaine en semaine, très vite, vous rentrerez dans un cycle positif. Ce pour plusieurs raisons. Déjà, vous aurez confiance en vous : si vous avez réussi le jour ou la semaine passée à faire quelque chose, pourquoi y échoueriez-vous cette fois-ci ? Ensuite, les mécanismes intellectuels nécessaires pour rentrer dans la tâche sont toujours les mêmes, et s’ils reviennent périodiquement aux mêmes instants, votre cerveau se « configurera » mécaniquement et automatiquement pour effectuer les tâches prévues au moment prévu.

6) Se rappeler pourquoi on fait les choses

Une motivation précieuse est de se souvenir de pourquoi on fait les choses, quelles sont leur utilité. Une histoire intéressante à ce sujet est la suivante. Au Moyen-Age, un voyageur croise un homme maussade sur le bord de la route, un marteau et un burin en main. Il lui demande ce qu’il fait, ce à quoi l’homme répond : « Je casse des cailloux. ». Un peu plus loin, il en rencontre un autre, concentré sur sa tâche, avec les mêmes ustensiles en main que le premier. Il lui demande ce qu’il fait, ce à quoi l’homme répond : « Je travaille pour nourrir ma famille. » Enfin, il en rencontre un troisième, outillé comme les premiers, mais en extase. Et lorsque le voyageur lui demande ce qu’il fait, il répond : « Je bâtis une cathédrale ! » Essayez donc de prendre de la hauteur lorsque vous vous attaquez à une tâche particulièrement pénible, vous serez alors certain de faire ce pour quoi vous êtes fait.

7) Penser aux autres

Ca peut paraître ridiculement bien-pensant, dit comme ça. Mais en fait, c’est juste réaliste : sauf cas exceptionnel, votre vie n’a rien d’exceptionnel et les difficultés que vous rencontrez sont les mêmes que celles que rencontrent les autres personnes de votre entourage. Cela devrait vous aider à relativiser votre propre difficulté à assumer certaines tâches ingrates. De plus, observez les autres : inspirez-vous ainsi du comportement de ceux qui arrivent visiblement à surmonter les difficultés qui sont actuellement bloquantes pour vous.

En espérant que cette liste puisse vous être utile, je vous dis à la prochaine !

LE best-seller international qui a inspiré les autres :

S’organiser pour réussir : méthode GTD ou L’art de l’efficacité sans le stress, De David Allen

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Retenir à coup sûr un digicode PIN ou autre

Script de la vidéo :

Aujourd’hui on va voir l’utilisation d’une des méthodes de mémorisation de nombres les plus efficaces utilisées par les champions de mémoire et les mentalistes, pour retenir toute suite de chiffres : code pin, année, anniversaire, digicode d’entrée, numéro de téléphone etc…

Alors, cette méthode de mémorisation est ultra-efficace car l’astuce consiste à faire 2 choses que notre cerveau adore : visualiser une image et raconter une histoire.

Nous allons transformer les chiffres en images et inventer une histoire sur ces images. Il me faut moins d’une minute, et je me souviens de manière parfaite et durable du nombre que je voulais retenir. Rassurez-vous, la première fois que vous le ferez ça prendra un poil plus de temps, mais le système que vous mettrez en place vous servira pour tout, tout le temps.

Vous pouvez inventer le système que vous voulez, mais pour aller plus vite je vous présente le mien, libre à vous de l’adapter à votre ressenti ou de le garder tel quel s’il vous convient.

Voici les 10 images que j’utilise pour les 10 chiffres de 0 à 9 :
0 = œuf
1 = tour Eiffel
2 = cygne
3 = fesses
4 = voile
5 = serpent
6 = pois germé
7 = équerre de mécano
8 = lunettes
9 = parapluie

Je devais retenir 4138. J’ai beau le répéter 5 fois, il sera vite oublié dans le flot des pensées quotidiennes ! Mais après transformation en image, cela donne : une voile, la tour Eiffel, des fesses, des lunettes. Creusons-nous un peu la tête pour en sortir une histoire :

Alors y’a pas de rapport avec une planche à voile et la tour Eiffel, mais la tour Eiffel est à Paris, lieu de tourisme. Et la planche à la voile pour moi ça fait touriste ! Alors disons que mon histoire c’est un surfeur qui va faire du tourisme à Paris. Ensuite les fesses et les lunettes. Bon les lunettes ça ne se met pas sur les fesses. Par contre si on met ses fesses sur ses lunettes, on les casse. C’est ça, le surfeur a cassé ses lunettes en s’asseyant dessus, donc il a du annuler son voyage touristique.

Eh bien voila mon histoire : un SURFEUR a annulé son voyage à PARIS par ce qu’il s’est ASSIS sur ses LUNETTES.

Un SURFEUR (planche à voile) a annulé son voyage à PARIS (tour Eiffel) par ce qu’il s’est ASSIS (les fesses) sur ses LUNETTES.

41-38 !

Répétons encore cette histoire en voyant les images dans sa tête : un SURFEUR a annulé son voyage à PARIS par ce qu’il s’est ASSIS sur ses LUNETTES.

Et si en plus vous vous le rappelez un coup dans une heure et une fois ce soir avant de vous endormir, vous retiendrez ça pendant des jours et retrouverez le 41-38. Essayez ça marche du tonnerre.

Vous vous en souviendrez longtemps du SURFEUR qui a annulé son voyage à PARIS par ce qu’il s’est ASSIS sur ses LUNETTES !

 

Citer ou ne pas citer…

 

…telle est la question !

 

Beaucoup de (jolies) citations circulent sur les réseaux; nombreuses sont soit inexactes soit attribuées à la mauvaise personne.

D’un côté, c’est gênant si on veut être rigoureux.

De l’autre, le contexte de ce partage de citations inspirantes fait que ce n’est en fait pas si grave : on cherche de bons mots pour se faire plaisir. Une phrase a-t-elle besoin d’être prononcée par quelqu’un de connu pour être cool ?

Bref, concernant celle-ci-dessus, quelqu’un a retrouvé l’inspiration d’origine qui ne vient pas de Shakespeare, mais de William A. Ward (1921-1994) :

Before You (by William Arthur Ward)

Before you speak, listen. Before you write, think. Before you spend, earn. Before you invest, investigate. Before you criticize, wait. Before you pray, forgive. Before you quit, try. Before you retire, save. Before you die, give.

 

 

Détends-toi, tout de suite !


QUOI

Comment réussir à se relâcher et à prendre de la distance par rapport aux agressions multiples subies dans la vie de tous les jours?

POURQUOI

Ce soir, je reviens d’une journée de boulot. Crevé, énervé, plein de trucs à la noix qui m’attendent à la maison et qu’il faudra encore faire avant d’aller se coucher (ménage, manger, appeler un pote, vaisselle…). C’est lundi. Le cinquième de la semaine. Une semaine comme une autre.

C’est une réflexion qu’on connaît tous: le plus démoralisant, c’est que c’est sans fin… Mais si c’est sans fin, c’est justement qu’il faut changer quelque chose! Et le changement n’a pas lieu d’être repoussé à demain, puisque demain sera comme aujourd’hui… Donc, oui : Détends-toi, tout de suite!

COMMENT

Globalement, il y a deux origines distinctes de stress, et donc deux axes de travail, pour réussir à vraiment se relâcher: le corps et l’esprit. On notera toutefois que les deux types de stress ont des répercussions tant physiques que psychologiques, preuve que le corps et l’esprit sont liés: en effet, le stress psychologique peut provoquer fatigue, douleurs corporelles, troubles digestifs1…) et le stress physique a bien entendu des répercussions psychologiques (baisse du moral, difficulté de concentration…). La conclusion de cette petite remarque, c’est que pour lutter de manière efficace contre le stress, il est nécessaire de lutter contre les causes du stress du corps, comme contre celles du stress de l’esprit: sinon, ni le corps, ni l’esprit ne peuvent vraiment se relâcher!

Fort de ces informations, nous comprenons qu’il nous faut absolument agir sur notre corps et sur notre esprit.

QU’EST-CE QU’ON PEUT EN FAIRE

Pour ce qui est du corps, faire régulièrement du sport est d’une aide certaine pour se sentir mieux dans sa peau: dans notre société, pour la majorité des catégories socio-professionnelles, celui-ci reste assis la plus grande partie de la journée. Faire du sport permet à tout un chacun de réinvestir son corps, de dépenser l’énergie qu’il a accumulé dans la journée et, par là, d’évacuer le stress qu’il a subi. De nombreuses études scientifiques sur le sport ont montré ses multiples bienfaits, tant physiques que psychiques (lutte contre le cancer, les maladies cardio-vasculaires, la dépression…). D’après les résultats de ces études, faire 30 minutes de sport deux à trois fois par semaine suffirait à prévenir assez efficacement la plupart de ces maux2.

Pour ce qui est de l’esprit, il peut être utile de s’imposer une coupure d’une dizaine de minutes dans la journée, par exemple en arrivant chez soi le soir, après le travail, pendant laquelle on se force à faire le vide dans sa tête, pendant laquelle on arrête d’être dans l’action. Cet exercice devrait vous permettre de laisser les choses de la vie se réorganiser dans votre esprit et de reprendre en vous leur place et leurs dimensions naturelles. Cela vous permettra de vous dégager du stress psychologique auquel vous avez été soumis pendant la journée en prenant de la distance par rapport aux évènements récents que vous avez vécus.

Si vous vous astreignez à faire ces exercices, simples à mettre en oeuvre et peu coûteux en temps, vous constaterez rapidement par vous-mêmes que votre vie aura changée. Vous vous en apercevrez un soir, en rentrant du travail. D’attaque pour faire tranquillement un peu de ménage, avant de prendre un bon repas bien mérité et d’appeler votre vieux copain Georges, histoire d’avoir un peu de ses nouvelles. Puis, satisfait de votre journée bien remplie, de vous coucher pour vous reposer du sommeil du juste et profiter ensuite de votre week-end. Parce que, oui, ce soir-là sera votre premier vendredi soir.

Pour aller plus loin / Lien(s) utile(s)
♦ Livre « La solution intérieure« , Thierry Janssen, Ed.: Fayard, 2006

Notes
1■ http://www.psychologies.com/Moi/Problemes-psy/Anxiete-Phobies/Reponses-d-expert/Quand-le-stress-agit-sur-le-corps
2■ Le sport meilleur remède

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Transdisciplinarité en neuro-éducation


Au Canada on y trouve du sirop d’érable dont je suis un incorrigible glouton, mais aussi une association pour la recherche en neuro-éducation. Ils ont pondu un rapport bien costaud sur leur 5è congrès1 fin 2016, je vous livre un résumé ultra-condensé (sous forme de liste d’idées abordées ; les phrases sont citées presque telles-quelles afin de conserver la tonalité et le jargon chiant, pour que vous puissiez voir à quoi ressemble du texte académique !) des 9 conférences.

 

Ils ont souligné le rôle central du contrôle inhibiteur2 dans l’acquisition des connaissances à travers la correction d’erreurs cognitives systématiques.

Afin qu’un concept scientifique soit réellement appris, un changement conceptuel doit se produire dans la structure cognitive de l’apprenant. Notons qu’il n’existe pas de consensus sur les éléments constituant le mécanisme de changement conceptuel.

 

Les recherches en neurosciences suggèrent qu’au moins trois prérequis sont essentiels à l’apprentissage de l’arithmétique : le développement du sens des nombres, l’établissement de relations entre ce sens des nombres et les nombres symboliques, ainsi que le développement de l’inhibition (en préscolaire : aucun n’inclut simultanément les trois prérequis).

 

Notion de plasticité cérébrale (étude par EEG3) : connaître la façon dont le cerveau apprend favoriserait la volonté de s’améliorer de l’enseignant, ainsi que l’efficacité du traitement de l’erreur.

 

La nature de la transformation des conceptions pendant le changement conceptuel demeure notamment l’un des points litigieux. Pour certains, les conceptions sont complètement rejetées alors que d’autres considèrent qu’elles sont transformées ou qu’elles coexistent avec les concepts scientifiques dans le cerveau des apprenants. Des études récentes utilisant l’imagerie cérébrale semblent appuyer cette dernière hypothèse.

 

La première partie des tests est composée d’énoncés intuitifs alors que l’autre moitié est formée d’énoncés contre-intuitifs où la nécessité de surmonter une conception alternative afin de répondre correctement.

Un neuro-mythe fréquent consiste à penser que d’adapter son enseignement en fonction de styles d’apprentissage comme les styles visuel ou auditif favorise l’apprentissage. Des études effectuées dans différents pays en rapportent une prévalence considérable : plus de 90% des enseignants adhèreraient à certains d’entre eux.

 

La robotique éducative (RE) est un nouveau champ de recherche qui vise l’introduction d’une gamme technologique d’intelligences artificielles incarnées (robots) au sein de l’école. La RE possède un potentiel éducatif de plus en plus reconnu au sein de la littérature scientifique : développent d’aptitudes sociales, de réflexion et de résolution de problèmes. Toutefois, lorsque les enseignants ne sont pas suffisamment formés, spécialement en programmation avec laquelle ils éprouvent des difficultés marquées, l’utilisation de la robotique n’apporte aucun bénéfice à l’élève.

 

Les jeux vidéo (JV) sont plus présents que jamais. Ils permettent de générer efficacement des apprentissages, notamment pour des contenus complexes comme les sciences.

De plus, les JV constitueraient des ressources éducatives motivantes pour les élèves. Le manque de certitude quant au potentiel intéressant des JV serait dû à de multiples raisons, comme le rapprochement hâtif entre les jeux de divertissement et éducatifs, l’effet de nouveauté lié à l’introduction du JV dans la classe.

 

 

Pour aller plus loin / Lien(s) utile(s)

♦ Livre « How We Learn » de B Carey (Anglais seulement)

 

Notes

1■ Neuroéducation journal, septembre 2016, vol4 no1

2■ contrôle inhibiteur : nous permet d’inhiber les distractions pour rester concentré, de contrôler nos impulsions, nos émotions, ou les gestes inappropriés.

3■ Electroencéphalogramme : méthode d’exploration cérébrale qui mesure l’activité électrique du cerveau par des électrodes placées sur le cuir chevelu.
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