Retenir à coup sûr un digicode PIN ou autre

Script de la vidéo :

Aujourd’hui on va voir l’utilisation d’une des méthodes de mémorisation de nombres les plus efficaces utilisées par les champions de mémoire et les mentalistes, pour retenir toute suite de chiffres : code pin, année, anniversaire, digicode d’entrée, numéro de téléphone etc…

Alors, cette méthode de mémorisation est ultra-efficace car l’astuce consiste à faire 2 choses que notre cerveau adore : visualiser une image et raconter une histoire.

Nous allons transformer les chiffres en images et inventer une histoire sur ces images. Il me faut moins d’une minute, et je me souviens de manière parfaite et durable du nombre que je voulais retenir. Rassurez-vous, la première fois que vous le ferez ça prendra un poil plus de temps, mais le système que vous mettrez en place vous servira pour tout, tout le temps.

Vous pouvez inventer le système que vous voulez, mais pour aller plus vite je vous présente le mien, libre à vous de l’adapter à votre ressenti ou de le garder tel quel s’il vous convient.

Voici les 10 images que j’utilise pour les 10 chiffres de 0 à 9 :
0 = œuf
1 = tour Eiffel
2 = cygne
3 = fesses
4 = voile
5 = serpent
6 = pois germé
7 = équerre de mécano
8 = lunettes
9 = parapluie

Je devais retenir 4138. J’ai beau le répéter 5 fois, il sera vite oublié dans le flot des pensées quotidiennes ! Mais après transformation en image, cela donne : une voile, la tour Eiffel, des fesses, des lunettes. Creusons-nous un peu la tête pour en sortir une histoire :

Alors y’a pas de rapport avec une planche à voile et la tour Eiffel, mais la tour Eiffel est à Paris, lieu de tourisme. Et la planche à la voile pour moi ça fait touriste ! Alors disons que mon histoire c’est un surfeur qui va faire du tourisme à Paris. Ensuite les fesses et les lunettes. Bon les lunettes ça ne se met pas sur les fesses. Par contre si on met ses fesses sur ses lunettes, on les casse. C’est ça, le surfeur a cassé ses lunettes en s’asseyant dessus, donc il a du annuler son voyage touristique.

Eh bien voila mon histoire : un SURFEUR a annulé son voyage à PARIS par ce qu’il s’est ASSIS sur ses LUNETTES.

Un SURFEUR (planche à voile) a annulé son voyage à PARIS (tour Eiffel) par ce qu’il s’est ASSIS (les fesses) sur ses LUNETTES.

41-38 !

Répétons encore cette histoire en voyant les images dans sa tête : un SURFEUR a annulé son voyage à PARIS par ce qu’il s’est ASSIS sur ses LUNETTES.

Et si en plus vous vous le rappelez un coup dans une heure et une fois ce soir avant de vous endormir, vous retiendrez ça pendant des jours et retrouverez le 41-38. Essayez ça marche du tonnerre.

Vous vous en souviendrez longtemps du SURFEUR qui a annulé son voyage à PARIS par ce qu’il s’est ASSIS sur ses LUNETTES !

 

Des faux souvenirs dans votre cerveau



Saviez-vous que des scientifiques ont réussi à implanter électriquement des faux souvenirs dans des cerveaux ? Incroyable, non ? C’est pourtant vrai…

… même si pour l’instant, on ne peut heureusement faire ça que sur des cerveaux de souris ! Mais c’est déjà assez inquiétant de connaître cette porte ouverte sur la manipulation de souvenirs, nous en dirons un mot dans deux minutes.

L’expérience consiste à associer deux souvenirs distincts dans le cerveau de souris pour en créer un nouveau. Pour ce faire, les chercheurs de l’équipe du Professeur Tonegawa du MIT, ont placé des souris dans des cages, et ont analysé les zones de leur cerveau qui s’activent lors de la découverte de leur nouvel environnement.

Le lendemain, les chercheurs ont placé ces souris dans un autre endroit, tout en réactivant les cellules de leur cerveau qui avaient perçu la cage de la veille, et ont administré un léger choc électrique à ces souris.

Le surlendemain, les chercheurs ont placé à nouveau les souris dans leur cage de départ : celles-ci, reconnaissant les lieux, et se souvenant du choc électrique qui a été artificiellement associé à ce souvenir dans leur cerveau, ont adopté une attitude craintive. Alors que dans cette cage il n’y a pas, il n’y a jamais eu de choc électrique.

Vous allez me dire, mais comment font-ils pour activer des zones mémoire ?

Eh bien la méthode de réactivation des neurones utilisés fait appel à l’opto-génétique : les souris utilisées dans l’expérience sont génétiquement modifiées pour rendre leurs neurones sensibles à la lumière : ainsi, on peut les réactiver en les exposant à une source lumineuse.

Vous vous en doutez : cette expérience datant de 2013, d’autres ont été effectuées depuis. Et maintenant, non seulement on a d’autres choses, mais surtout, on a mieux !

En 2015, des chercheurs du CNRS2 ont réussi à implanter des souvenirs dans des souris durant leur sommeil, via des électrodes… Ces souris n’ont donc pas eu besoin d’être manipulées génétiquement pour subir leur traitement. Leurs résultats ont été publiés dans la revue « Nature Neuroscience », n°18, p.493-495, de l’année 20153.

Le protocole expérimental était le suivant : durant le sommeil des souris, les chercheurs ont activé les zones cérébrales actionnant le plaisir chez l’animal tout en activant certains neurones liés à la géolocalisation.


Le résultat ? On simule ainsi leur présence à un endroit précis pour leur cerveau. Le lendemain, les souris dont les souvenirs ont été manipulés se sont rendues spécifiquement aux endroits dans lesquels elles avaient des souvenirs artificiels de plaisir.

Chez NeuroHack on aime bien vous montrer les deux aspects des découvertes : le bon et le mauvais.

Le bon d’abord. Dans le cas d’une application sur l’homme (ce qu’on ne sait pas encore faire actuellement) on pourrait améliorer notre compréhension de la mémoire dans l’espoir :

  1. de guérir les troubles dus à des maladies neurodégénératives,
  2. améliorer la fiabilité des témoignages dans les affaires judiciaires,
  3. mieux gérer les chocs émotionnels post-traumatiques

Maintenant, le mauvais.

Ces techniques pourraient être de toute autre nature si on se réfère aux différentes œuvres de science-fiction traitant de ces sujets (on pense inévitablement à Inception, Total Recall, Blade Runner…). Des gens y penseront forcément le moment venu.

Rendez-vous compte que changer les souvenirs de quelqu’un, c’est rentrer dans l’intime, changer sa personnalité, manipuler ses joies et ses peurs, donc son caractère, lui faire haïr quelqu’un et apprécier quelqu’un d’autre…

En gros, des questions philosophiques vertigineuses pourront bientôt s’immiscer dans vos esprits : Suis-je bien sûr de mes souvenirs d’enfance ? De ce que j’ai fait la veille ? De qui j’aime ou qui je déteste ?… De ce que je suis en train de faire ?? Est-ce bien ma vie que je vis ? Et sinon, à quoi ressemble vraiment ma vie ?

Mais commençons par plus simple : êtes-vous bien sûr d’avoir réellement lu cet article ?

Notes

1■ http://www.lefigaro.fr/sciences/2013/08/11/01008-20130811ARTFIG00139-de-faux-souvenirs-implantes-chez-des-souris.php

2■ http://www.sciencepresse.qc.ca/blogue/2015/03/10/chercheurs-implantent-faux-souvenirs-cerveaux-souris

3■ http://www.nature.com/neuro/journal/v18/n4/full/nn.3970.html

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L’oubli indispensable au bon fonctionnement du cerveau

De Marie-Céline Jacquier, à voir sur Futura Sciences

L’oubli est un élément essentiel à l’intelligence humaine car il permet de se concentrer sur ce qui est important. Une mémoire efficace ne se conçoit pas comme une accumulation de données : la conservation d’informations trop précises peut en effet s’avérer contre-productive.

C’est ce que rappellent deux chercheurs de l’université de Toronto dans un nouvel article paru dans Neuron, où ils dressent un parallèle entre la mémoire humaine et la mémoire artificielle. […] D’après les auteurs, l’objectif de la mémoire n’est pas de transmettre l’information la plus fidèle, mais plutôt d’optimiser la prise de décision en ne conservant que celles de valeur. […] L’oubli permet de s’adapter à de nouvelles situations en laissant de côté des informations datées et trompeuses qui ne sont pas forcément utiles dans un environnement qui a changé.

 

 

Votre cerveau fait son marché


QUOI

Aujourd’hui, vous allez faire vos courses. Vous savez ce que vous allez acheter.
Aujourd’hui, vous allez faire vos courses. Ils savent ce qu’ils vont vous vendre !

POURQUOI

De fait, si les entreprises, d’une manière générale, cherchent à vous vendre un service ou un bien, on peut penser que, d’une certaine manière, elles vous sont utiles, à savoir qu’elles vous « rendent service » ou vous « donnent » un objet qui répond à l’un de vos besoins et que vous n’auriez pas pu acquérir par vos propres moyens (ou avec un coût en temps très important). Il vous paraît donc normal de les payer en retour. Il s’agit d’un juste échange. Et on connaît par ailleurs tous les bienfaits du petit commerce local en terme de tissus social, un bon commerçant étant avant tout quelqu’un qui a un bon contact humain avec ses clients, qui cherche effectivement à répondre à leur besoin, et ce pas forcément dans une logique marchande : l’efficacité de son commerce n’est finalement qu’un effet de bord de son altruisme naturel.

Dans ce contexte est apparu ce que l’on appelle le « marketing » (littéralement « mettre sur le marché », soit « rendre vendable »), discipline dont l’objectif pratique est d’optimiser la vente des produits ou des services d’une entreprise. La discipline se découpe en deux sous-domaine : analyser les besoins des clients potentiels dans un premier temps, puis réussir à leur vendre le produit ou le service de l’entreprise censé répondre à ce besoin dans un second temps.

Les dernières évolutions du marketing sont ce que l’on appelle le neuro-marketing. Ce terme a été inventé par le chercheur en neurosciences Read Montague. Il désigne l’application au marketing des connaissances acquises dans le domaine des neurosciences. Brièvement, le neuro-marketing ne cherche pas à vendre des produits à votre personne, mais à votre cerveau.

COMMENT

On sait effectivement de nos jours que la perception que nous avons du monde tient plus de la construction cérébrale que d’une connaissance directe acquise à travers nos sens. A titre d’exemple, nous savons que sur les dix connections reliant l’œil au cerveau, neuf sont dédiées à l’envoi d’informations à l’œil par le cerveau, quand une seule fait remonter les informations de l’œil vers le cerveau1.

Mais si le client, ce n’est plus votre personne, mais votre cerveau. Qu’est-ce que cela signifie ? Beaucoup de choses… Si l’on s’en remet aux deux sous-domaines du marketing définis plus haut, le neuro-marketing cherche à identifier les besoins de votre cerveau d’une part, puis à lui vendre ensuite les services ou produits de l’entreprise. Les besoins de votre cerveau sont définis scientifiquement, plus en vous concertant pour savoir comment vous vivez, mais en vous catégorisant (âge, sexe, appartenances sociales…) puis à y répondre par le « packaging » du produit ou du service. En gros, dans le neuro-marketing, votre besoin réel disparaît complètement, et ce n’est pas quelque chose de concret que l’on vous vend, mais une image travaillée pour votre cerveau.

Le marketing en soi n’est qu’un outil, ni bon ni mauvais. Il peut vous faire découvrir intelligemment un très bon produit (qui peut vraiment améliorer votre vie) ou vous pousser à acheter de la merde (matériel addictif, dangereux, etc). La question éthique se situe après l’acte marketing.

QU’EST-CE QU’ON PEUT EN FAIRE

A titre d’exemple, Read Montague et son équipe ont montré dans une de leurs études que si, en blind test, les consommateurs préféraient le Pepsi au Coca, ces derniers préféraient, en test avec vu, consommer du Coca2. Toute la puissance du neuro-marketing est ici illustrée.

Bref, puisqu’on a tendance à dire que votre pire ennemi, c’est vous-même, interrogez-vous bien sur le besoin réel de ce que vous achetez plutôt que de laisser votre cerveau le faire à votre place !

Aujourd’hui, vous allez faire vos courses. Ils savent ce qu’ils vont vous vendre. Aujourd’hui, vous allez faire vos courses. Vous savez ce que vous allez acheter !

Notes

1■ Idriss Aberkane, « Libérez votre cerveau », Ed. Robert Laffont, 2017, p.67.

2■ The Guardian 29 juin 2004

 

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Votre environnement vous rend stupide


 

QUOI

Bonjour, bonjour ! J’ai plein de produits différents à vous proposer aujourd’hui : des produits cosmétiques, de la peinture, des boîtes de conserve, des meubles, des jouets en plastique… Et le point commun entre tous ces objets, c’est…? Qu’ils contiennent des perturbateurs endocriniens1.

POURQUOI

Les perturbateurs endocriniens, présents massivement dans notre environnement immédiat, ont non seulement un effet sur notre santé physique, mais aussi sur notre santé mentale. Et sur la société.

On a tous déjà entendu ce terme, on sait tous que ces produits sont nocifs pour l’homme, que l’homme les synthétise en grande quantité et qu’ils sont en conséquence présents en grande quantité dans notre environnement. Mais on entend moins souvent parler des conséquences sanitaires désastreuses, à l’échelle sociétale, de cet état de fait. Bien qu’il ne soit pas nécessaire d’être génial pour comprendre que des produits toxiques présents en grande concentration dans l’environnement de tout un chacun aient une influence sur la santé globale de la population, on a quand même tendance à se dire que la maladie est un cas particulier, à l’échelle de l’individu, que c’est un accident. Ceci pour la simple raison qu’il en a toujours été ainsi dans la nature ! On a du mal à réaliser que la maladie puisse devenir la norme. Et pourtant, dans un tel contexte : comment pourrait-il en être autrement ?

J’ai récemment lu un article2 dont l’approche m’a intéressé : déjà parce qu’il traitait des conséquences globales, sociétales, des perturbateurs endocriniens, plus que de leurs effets sur l’organisme humain individuel, mais aussi parce qu’il en chiffrait le coût… financier (!) pour la société. C’est le double effet kiss cool des perturbateurs endocriniens. Ainsi, la boucle est bouclée : à un certain moment, l’écologie rejoint la finance. Une solution industrielle détruisant l’homme (et la nature) finit forcément par nuire à la chose même qu’elle défend (le profit financier). Quelle peut être cette solution dont le résultat est contre-productif même vis-à-vis du seul objectif qu’elle est censée atteindre, au détriment de toutes les autres composantes du problème, sinon une mauvaise?

COMMENT

Rentrons dans le coeur du sujet : en mars 2015, une équipe de chercheurs menée par Leonardo Trasande, de la New York University School of Medicine montre que le coût annuel des conséquences des perturbateurs endocriniens s’élève, à l’échelle de l’Union Européenne, à 157 milliards d’euros (soit 1,28% du PIB). Leurs résultats sont publiés sur le site du « Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism ». Ces coûts sont imputés aux moyens affectés pour prendre en charge la population affectée par ces produits, dont les conséquences sont, en vrac : des cas de retard intellectuel infantile, d’autisme, de troubles de déficit de l’attention (TDAH) pour les conséquences intellectuelles, et de diabète, d’obésité et… d’aide à la procréation pour les hommes infertiles (certains perturbateurs endocriniens ont des effets reprotoxiques) pour les conséquences physiques3.

QU’EST-CE QU’ON PEUT EN FAIRE

Le résultat de tout ça, c’est qu’il vous est donc recommandé de faire attention à ce que vous achetez, depuis les produits dont vous vous tartinez le corps (gels douches, cosmétiques…) jusqu’à vos aliments et leur conditionnement. Donc, lisez les compositions des produits que vous achetez et utilisez, cela pour le bien de votre corps, de votre esprit… et de la société!

Pour aller plus loin / Lien(s) utile(s)

Téléchargez gratuitement et instantanément un dossier complet ici.

♦ Livre « Perturbateurs endocriniens: Une bombe à retardement pour nos enfants« , Isabelle Doumenc, Ed. Larousse, 2017.

♦ Livre « Perturbateurs endocriniens : ils sont partout ! Comment les éviter pour préserver sa santé« , Valérie Foussier, Ed. Josette Lyon, 2017.

Notes

 1■ Site cancer-environnement.fr

2■ Le journal de l’environnement

3■ Le journal de l’environnement

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Dépression : et si c’était la thyroïde ?

 

Article paru dans « Alternative Santé »

 

 

« La dépression n’est pas une maladie », explique le Dr Brogan, psychiatre et praticienne en médecine holistique intégrative à New York. « C’est le signe d’un déséquilibre dans l’organisme, qui doit simplement être rétabli. » La vraie cause physiologique sous-jacente de la dépression, du malaise, de l’anxiété, de la baisse de libido et de la fatigue d’une femme est loin de se situer uniquement dans le cerveau. Bien souvent, la cause exacte est non diagnostiquée et non traitée : seul le symptôme est masqué, souvent à grands coups d’antidépresseurs.

Le neurologue Joseph Coyle par exemple, de la Harvard Medical School, déclarait en 2014 : « Le déséquilibre chimique est une sorte de pensée du siècle dernier. C’est beaucoup plus compliqué que ça. Ce n’est pas parce ces symptômes ont été causés par un problème d’ordre chimique, que le médicament est capable de le corriger. » L’auteur ajoute, sarcastique : « L’aspirine atténue les maux de tête, mais les maux de tête ne sont pas causés par une déficience en aspirine. »

Transhumanisme à Paris La Villette

Des spécimens qu’on pourrait bientôt croiser dans la rue…

Liviu Babitz – La Villette 06/2017 – L BEAUDONNET / 20 MINUTES

 

« Liviu Babitz a inventé le north sense, un implant accroché sur le torse qui permet de percevoir le nord par petites vibrations. Ce n’est pas un instrument pour l’orientation, mais un sens qui permet de percevoir le nord qu’on le veuille ou non, de la même manière qu’on ne décide pas d’entendre le monde qui nous entoure, ou qu’on ne retire pas ses yeux après avoir regardé un film. On ne choisit pas quand le north sense nous donne une information. Plus de 250 personnes se sont greffées ce nouveau sens et il s’apprête à en créer de nouveaux. ».

Notre avis : triste, comme tous les fantasmes transhumanistes. Mais essayons d’en rire : c’est petit et ça vibre, y’en a qui ont dû avoir l’idée de se le greffer ailleurs…