Sauvegarde de données – System

1. Le système d’exploitation

En informatique, un système d’exploitation (souvent appelé OS — de l’anglais Operating System) est un ensemble de programmes qui dirige l’utilisation des ressources d’un ordinateur par des logiciels applicatifs. Il reçoit des demandes d’utilisation des ressources de l’ordinateur de la part des logiciels applicatifs : ressources de stockage des mémoires (par exemple des accès à la mémoire vive, aux disques durs), ressources de calcul du processeur central, ressources de communication vers des périphériques ou via le réseau… tout en évitant les interférences entre les logiciels.

Le système d’exploitation est un logiciel, le deuxième après le « BIOS » ou « UEFI » (exécuté lors de la mise en marche de l’ordinateur). Il offre une suite de services généraux facilitant la création de logiciels applicatifs et sert d’intermédiaire entre ces logiciels et le matériel informatique. Un système d’exploitation apporte commodité, efficacité et capacité d’évolution, permettant d’introduire de nouvelles fonctions et du nouveau matériel sans remettre en cause les logiciels.

Il existe sur le marché des dizaines de systèmes d’exploitation différents, très souvent livrés avec l’appareil informatique. C’est le cas de Windows, Mac OS, Irix, Symbian OS, GNU/Linux, (pour lequel il existe de nombreuses distributions) ou Android. Les fonctionnalités offertes diffèrent d’un système à l’autre et sont typiquement en rapport avec l’exécution des programmes, l’utilisation de la mémoire centrale ou des périphériques, la manipulation des systèmes de fichiers, la communication, ou la détection et la gestion d’erreurs.

En gros, c’est ce qui vous permet d’utiliser votre ordinateur de manière aisée (par exemple avec un curseur de souris qui clique sur des icônes) plutôt qu’en tapant des milliers de lignes de codes à chaque fois que vous voulez faire quelque chose, comme regarder une photo ou scroller une page web.

Problème : un OS, notamment de type windows, a la fâcheuse tendance à « s’encrasser », c’est-à-dire à accumuler plein de petits modules qui s’incrustent partout (à chaque fois que vous installez une appli, une MAJ, un programme malveillant…) et qui finissent par alourdir le système, créer des conflits, des bugs… de plus en plus fréquents et/ou graves, jusqu’à un jour ne plus pouvoir démarrer la machine ! Ce jour-là, vous perdez donc toutes vos données (si vous ne les avez pas correctement sauvegardées) et tout le système avec vos réglages, vos applis, votre présentation, vos MAJs…

Afin de vous sortir d’une telle situation la tête haute (ou au moins en limitant la casse), nous allons apprendre à faire une sauvegarde système :

La zone orange « utilisateur » a été sauvée à part, dans la partie précédente de ce cours. Ce que nous allons faire maintenant, c’est sauver les zones vertes et bleues : « système d’exploitation » et « applis ».

Il existe pas mal de logiciels qui font ça : très pratiques mais payants, ou gratuits et plus complexes (et avec pubs incrustées). Le gratuit le plus célèbre et performant s’appelle CloneZilla, mais la présentation risque de vous donner la nausée :

Si vous vous contentez de fonctions de base pour un ordi perso, pas besoin de logiciel : Windows 10 a une fonction qui permet d’y arriver, et c’est ce que nous allons utiliser ici.

REM 1 : pour les pannes légères sur un Windows pas trop encombré ou infecté, on peut utiliser de simples « points de restauration » qui sont bien plus vite faits que les manips que je vais vous montrer après.

REM 2 : vous avez peut-être déjà une clé de restoration GrandEst 2en1 (système ET bootable) fournie avec l’ordinateur (et une notice). Le problème est qu’avec le temps qui passe, à chaque restauration avec cette clé vous serez obligés de refaire TOUTES les MAJ Win10 (de plus en plus nombreuses), TOUS les réglages, TOUTES les applis et notamment la réactivation d’Office etc… Alors qu’avec la procédure d’image système que nous allons voir (certes un peu longue et pénible), vous garderez TOUT !

Rappel : windows veut dire « fenêtres » en anglais : 

2. Point de restauration

 

 

Remarque préalable : le terme restauration n’a ici rien à voir avec la bouffe, on se calme…

 

 

Avant de créer un point ou une image de restauration, il est bienvenu d’avoir effectué un nettoyage puis une optimisation de disque (et parfois certaines MAJ… ou pas). Redémarrer puis se lancer dans les procédures…

On accède à l’option dans les paramètres :

Voir en vidéo « point de restauration » :

3. L’image-disque

On va compacter tout votre système et le mettre en boîte !

La création de l’image de votre système va nécessiter plusieurs Go d’espace (comptez une trentaine, voire plus si vous avez beaucoup de logiciels installés). Vous pouvez la graver sur plusieurs disques optiques, ou bien utiliser un second disque dur interne ou un support externe (ce que je vous recommande).

Attention : ce sera long (ne faire que si on a du TEMPS devant soi) et consommateur d’énergie. Pensez à brancher l’alim de votre portable, sinon risque de méga-plantage !!!

Selon la sous-version de Windows, il peut y avoir des variations dans la présentation et/ou l’ordre des fenêtres… On y trouve même des indications faisant mention à « Windows 7 » car cet outil a commencé à voir le jour à cette époque. Néanmoins, la série de screenshots que je vous présente ci-dessous vous donnera une bonne indication de « comment procéder ». J’ai surligné en jaune la dizaine d’étapes : ça pique un peu les yeux mais ça permet de se repérer au milieu des nombreux screenshots 😉

1- Dans le menu principal de Windows, aller sur les paramètres :

2- Cliquer sur « mise à jour et sécurité » :

3- Cliquer sur « sauvegarde » :

4- Cliquer sur « Plus d’options » en bleu :

5- Puis « Voir les paramètres avancés » :

6- Très discret dans une nouvelle fenêtre, tout en bas, cliquer sur « Sauvegarde d’image système » :

7- Puis à gauche, « créer une image système » :

8- Choisir le support de stockage (destination de la sauvegarde) :

9- Bonne nouvelle, il vous coche par défaut tout ce qu’il faut (3 cases) pour une bonne sauvegarde système :

10- Il vous récapitule tout, puis vous pouvez cliquer sur démarrer. Rappel : ce sera long et consommateur d’énergie, pensez à brancher l’alim de votre portable :

11- La sauvegarde commence et peut durer plusieurs dizaines de minutes.

Quand tout est fini, cliquez sur « Fermer ». Vous avez enfin un clone de votre système ! Mais pour restaurer votre image système le jour de la panne, vous devez passer par le disque d’installation de Windows 10 ou par le disque de récupération de Windows 10. L’étape suivante vous permettra d’en créer un. Bah oui, y’a beaucoup de TAF !

3. Le disque de récupération

Si vous ne possédez pas le disque d’installation de Windows 10, la création d’un disque de récupération vous permettra d’accéder aux options de récupération du système en cas de problèmes. C’est-à-dire qu’au démarrage de l’ordi, au lieu de planter, un menu s’affichera et vous permettra de voir et de restaurer l’image du système que vous avez réalisée.

1è possibilité – AVEC UN DISQUE OPTIQUE :

1- Saisissez la commande « recdisc.exe » dans le champ « Rechercher » (icône de la loupe) et pressez la touche Entrée.

2- Insérez un DVD vierge dans votre graveur et cliquez sur Créer un disque :

3- Une fois le disque créé, cliquez sur le bouton Fermer puis sur OK.

Mettez alors ce disque en lieu sûr.

2è possibilité – AVEC UNE CLE USB 16Go dédiée (qui ne servira QUE à cela) :

Là il va falloir supporter le téléchargement d’une « install OS » complète… ça va faire un peu chauffer votre BOX, et ça va être (encore) (très) long ! NE PAS lancer le téléchargement au lycée : vous allez être plus ou moins rapidement éjecté du wifi et il faudra sans arrêt TOUT recommencer…

1- Aller sur le site de Microsoft pour télécharger l’outil « MediaCreationTool » :

https://www.microsoft.com/fr-fr/software-download/windows10

C’est un petit exécutable d’une vingtaine de Mo, dont le nom est en général suivi du numéro de sous-version actuelle de Win10. Par exemple « MediaCreationTool1909.exe ».

2- Lancer l’outil :

3- Choisir « créer un support » :

4- Laisser les options automatiques, de toute façon c’est en général Win10-64 :

5- Choisir l’USB :

6- Si votre clé est branchée, l’ordi la reconnaît :

7- Valider et attendre… longtemps…

Lorsque c’est fini, vous avez votre clé de démarrage qui peut dépanner votre ordi !

       Et c’est reparti pour un tour !

.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.